Mediterranean Gardening France

FAQ

April 2013 – Visits to gardens on the Côte Varoise

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Le Domaine du Rayol, Le Rayol-Canadel

We had a wonderfully warm sunny spring day for our visit. The sea was sparkling; the vegetation was lush. It’s a beautiful location, a 20 hectare estate of meandering paths, arriving eventually at a private Mediterranean beach.

There are many surprises; moments after enjoying the shade provided by majestic trees a path leads you into an open area with quite different plants basking in sunshine.

The garden comprises zones of the Mediterranean climates of the world. Each is discreetly labelled, and the invisible boundaries of the zones and the freedom of plants to seed where they will, allow the plants to migrate across the invisible borders, rather like Nationals of the European Union!

The tapestry and textures of distant plants and glimpses of the sea spur an impatience to seek them out while the magical beauty of the moment demands that you linger to enjoy the plants around you.

The garden is controversial. The indigenous vegetation forms a strong partnership with the plants imported to represent the Mediterranean climate zones. It is an informal garden, very natural in style with no plant labels. Some might say that there are too many weeds, arising from the policy to allow indigenous plants to thrive as vigorously as brought in plants. This policy prompts fundamental questions about the nature and role of a garden and the balance of its ownership shared between the planet and mankind.

We split into two groups, for a 1.5 or 3 hour tour. Although few of us have such idyllic conditions, not least a frost free environment, the enthusiasm and passion of the staff and the beauty of the place are inspirational. Towards the end of our visit we were invited to do some weeding, as a practical illustration of the labour involved in maintaining a formal garden. Most of the party joined in. Some of us did not. Was it because we were convinced of the philosophy behind the garden, or because we were on holiday away from hands-on gardening?

It’s a garden to be visited often, not just to see it in different seasons, but also because it takes time to imbibe the majesty and beauty of the whole. A ‘jardin remarquable’ indeed.

Plants in flower at the Domaine du Rayol in April:

Anthyllis barba-jovis
Freesia alba
Hardenbergia violacea
Loropetalum chinensis
Veltheimia bracteata

Text: Julia Petty
Photographs: Graham Petty and Christine Daniels

A very special private garden near Cap Bénat

First a report in French, by Elisabeth Gratraud:

Le domaine est grand. La maison se cache au milieu des vignes, des pins et des chênes-lièges. La maison, toute en pierres sèches et en forme de demi-cercle, a trente ans, ainsi que le jardin. Ce dernier est implanté sur un monticule en prolongement du premier étage de la maison. On y accède par un étroit escalier de pierres recouvert d’une splendide  Hardenbergia violacea.

On est surpris de se retrouver dans un jardin de pierres, rochers, gros cailloux, petits graviers. Toutes les plantes sont dans le minéral et se portent bien. La vue est magnifique jusqu’à la mer. Puis on chemine sur des dalles, dans les cailloux. Une grande retenue d’eau alimentée par un puits est occultée par des topiaires de taille cubique.

De-ci de-là, des squelettes d’arbres et arbustes dont un cade, donnent une touche originale. Un magnifique prunus de 30 ans d’âge, en boutons roses et blancs promet une jolie floraison et abrite à la belle saison, une collection d’hellébores, actuellement en fleurs, de toutes couleurs.

Quelques marches et on arrive devant une gloriette de bois recouverte d’une Clematis cirrhosa, à la floraison hivernale.

Rhaphiolepis sp.
Euphorbia sp.

Nous avons particulièrement remarqué :

  • Rhaphiolepis sp. Plusieurs sujets à fleurs roses (rosacée);
  • Hardenbergia (fabacée) à fleurs violettes;
  • Euphorbia en grand nombre, arborescente de belle taille, rigida, myrsinites, seratocarpa, characias, characias wulfenii, panachée verte et blanche, ‘Silver Swan’, en très belles touffes;
  • Anthyllis barba jovis (barbe de Jupiter, fabacée);
  • Artemisia ludoviciana ‘Valérie Finnis’ (larges feuilles argentées);
  • Achillea coartata, toute petite;
  • Seseli gummiferumaux jolies fleurs blanches très plates et bien découpées;
  • Petits amélanchiers aux fleurs rosées (rosacée);
  • Parrotia persica (hamamélidacée) encore jeune;
  • Ficus repens sur la façade de la maison et sous une galerie abritant une auge de pierre. Il se faufile dans le moindre interstice dessinant comme de grands filets, puis avec vigueur grimpe sur la terrasse et retombe en se décrochant du mur de pierres sèches.
Seseli gummiferum

Vers la sortie du jardin, séparée, dans un enclos de bois vieillis, on découvre la « nurserie ». Jardin très original de par sa structure et son implantation, en bonne santé et de taille raisonnable. Sa propriétaire a répondu à toutes nos questions avec plaisir et vif intérêt.

Next, an account in English, by Jocelyn van Riemsdijk:

We were promised a mystery garden, a secret garden.

Jean-Marie Rey led the way among the lanes and dunes of the Varoise coast and by the time we reached the house we were all completely confused. Our hostess was there to greet us and led us into a small courtyard of what I imagined was an old bergerie, but she explained that the house was built only thirty years ago, from local materials, old stone and sixteenth century oak beams. We admired the Hardenbergia violacea draping the walls and that show-stopper, Citrus medica ‘Buddha’s Hand’.

Then up a perilous stone staircase to the garden where we found a small landscaped area of maquis, high up, overlooking the sea and stuffed full of treasures. The soil is light, sandy and acid and references to the seaside abound, with driftwood, marine artefacts, maritime plants and miniature sandy bays.

Citrus medica

Each separate island-bed contained an abundance of Mediterranean shrubs and bulbs. I noted cloud-pruned arbutus and myrtle with wild freesias and tulips, including lily-flowered Tulipa ‘White Triumphator’ among many others. There was also a luminescent echium, perhaps E. candicans and close by, white comfrey, Symphytum officinalis, a raphiolepsis and much else to admire.

For animal lovers there were 3 vegetable sheep, well-shorn,
and a beautiful grey cat.
A small jewel-like pool turned out to be a well-disguised jacuzzi.

Paths sloped up through two beds packed full of Helleborus x hybridus, splendid in flower, both dominated by huge flowering prunus. One path led up to a pergola and a large cistern, fed from a deep well, which was used for automatic watering, essential in summer as the soil is so dry and exposed. A small courtyard contained more unusual citrus plants and I noticed some wire bells containing dried allium heads perhaps for the birds. Many climbing plants, including more hardenbergia, covered the stone walls, giving a richly textured, well-furnished effect.

The owner loves her garden and knows and chooses her plants well. So much diversity combines to make a perfect small garden, which gave all of us much pleasure. This secret garden is a treasure and it was a great privilege to visit it. Thank you, Madame, for allowing us to share it and thank you, Jean-Marie, for finding the way.

Photos: Jean Gratraud, Michael Pritchard and Christine Daniels

Le Jardin de cactées de François Marmier

F. Marmier est un grand collectionneur de cactées depuis l’âge de 12 ans. En 1980, il achète un terrain d’un hectare, faisant partie d’une ancienne propriété qui au 19éme siècle était planté d’agrumes et de fleurs destinées à la vente (principalement des arums). Ce jardin, composé de plusieurs terrasses soutenues par des murets de pierre sèche construits à la fin du 19éme siècle par des ouvriers piémontais, est situé prés de la mer et très protégé.

 Sur la terrasse inférieure, F. Marmier a planté les cactées résistant au gel autour d’une mare dans un joyeux désordre plein de poésie, au milieu de bambous, de cycas, de glycines, d’echiums etc.

 Dans une serre sont installées les cactées américaines, obtenues par semis ou par échange, qui doivent être protégées du gel. Les terrasses supérieures sont plantées d’agrumes (orangers, citronniers, kumquats), d’oliviers et d’arganiers ramenés du Maroc.

Texte: Christine Berthon
Photos: Carol Chaplin

Le Parc Gonzalez, Bormes-les-Mimosas

Le Parc Gonzalez est situé dans le vieux village de Bormes-les-Mimosas, dans le Var. C’était une propriété privée appartenant à Madame Roberta Gonzalez, artiste-peintre. En 1996, la commune acquiert le domaine et en 2001, le parc est remis en valeur grâce au paysagiste Gilles Augias. En 2004 le jardin est ouvert au public.

Celui-ci est exposé plein sud. Le sol acide du Massif des Maures et de l’Esterel permet de créer un lieu exceptionnel australien de 3000 m2. On circule sur des restanques (terrasses), maintenues par de gros blocs de schiste et qui de temps en temps ponctuent la promenade. On suit la pente grâce à de petits sentiers bordés tout le long par les plantes australes. Tout le jardin est recouvert de mulch d’écorce de chêne-liège. C’est un produit léger qui laisse passer la pluie et garde la chaleur.

Les plantes, en tout, 400 variétés, ont été choisies pour s’adapter au froid, bien que Bormes bénéficie d’un climat doux, mais surtout originaires d’une région chaude et sèche d’Australie. Il y a là une très belle collection de grevilléas, mimosas, protéacées, eucalyptus, etc. très bien étiquetée, ce qui permet de faire une connaissance précise des plantes. Ca et là, de grands arbres (eucalyptus, brachychiton, caroubier, mimosas) coupent la ligne pentue des restanques et équilibrent le paysage, lui-même dominé par la maison de maître.

Nous avons remarqué ou découvert :

  • Tryptomène calycina (myrtacée) bruyère rose;
  • Phyloteca (rubiacée) aux fleurs en petites étoiles blanches;
  • Dianella revoluta (liliacée) aux fleurs bleues très légères tout en bas du parc;
  • Leptospermum (myrtacée) aux fleurs blanches;
  • Leptospermum polygalifolia ‘Cardwell’;
  • Kennedia rubicunda (papilionacée) aux belles fleurs rouges et pourpres;
  • Kennedia nigricans aux fleurs noirs et jaunes, surprenantes;
  • Chamaelocium uncinatum que l’on voit dans les bouquets des fleuristes;
  • Thomasia quercifolia (arbuste à feuilles de chêne, très poilues, vert-jaune);
  • Boronia crenulata (rutacée) petites fleurs roses à 4 pétales;
  • Westringia fruticosa tout en fleurs blanches (vu à Mallorca);
  • Grevillea 300 variétés, presque tous en fleurs, jaunes, oranges, roses, rouges vif, pourpres, jaunes et roses, ils explosaient de leurs inflorescences si particulières par la longueur de leurs tyles enroulés, puis dressés à maturité avec le stygmate tout rond. Grevilléa curviloba, très beau, blanc sentant le miel et la vanille. Grevilléa obtusifolia, couvre-sol et Grevilléa rhyolitica et des centaines d’autres, originaux et magnifiques.
Tryptomene calycina
Grevillea rhyolitica
Leptospermum polygalifolia ‘Cardwell’
Kennedia rubicunda
Kennedia nigricans
Chamaelocium uncinatum

Il ne faut pas oublier les eucalyptus comme E. caesia ‘Silver Princess’, admirable, aux branches toutes blanches, pruinées, à l’écorce marron, fendue, laissant voir le tronc vert tendre, aux belles fleurs rouges et aux fruits en clochettes. Superbe !

Eucalyptus caesia ‘Silver Princess’

Ou encore E. macrocarpa, aux grosses fleurs rouges de 8 cm de diamètre et aux fruits énormes. Quelques protées et enfin de beaux mimosas encore en fleurs, des tardifs, retombant sur le bord des routes, ou Mimosa ‘Zig-Zag’ comme du fil.

Our group with Gilles Augias

Temps fort de cette journée. Une découverte des plantes australiennes qui incite à les connaître davantage. Dommage que notre passage ait été si rapide, notre temps de visite était compté. Mais nous reviendrons…

Texte: Elisabeth Gratraud
Photos: Jean Gratraud