Mediterranean Gardening France

FAQ

How to care for plants using essential oils / Comment soigner les plantes avec des huiles essentielles
A talk by Jean-Yves Meignen / Une conférence par Jean-Yves Meignen

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Mr Meignen is co-founder of the garden project at the Abbaye de Valsaintes. He started by tellingus something of his professional life which included working in plant nurseries before creating the garden at Valsaintes.

Monsieur Meignen, cofondateur et associé au projet Abbaye de Valsaintes a nous a raconté un peu son parcours, a travaillé dans des pépinières avant de venir et créer le jardin de Valsaintes.

The main thrust of his talk was to explain to us how to use essential oils to care for plants in the garden. It was interesting that he came upon the subject completely by chance. One day in the village of Simiane-la-Rotonde he attended a talk given by an aromatherapist. He explained that he had a problem with fungal infections on his fingernails, which seem to come from working so much with compost. The aromatherapist advised him to apply essential oil of summer savoury. Although it took a long time, the treatment was successful and his nails are now in perfect condition.

Le point principal dont M Meignen voulait nous entretenir était comment soigner les plantes par les huiles essentielles. Ce qui était drôle c’était qu’il y est arrivé tout par hasard. Un jour dans le village de Simiane-la-Rotonde il y a eu une conférence avec un aromathérapeute. Comme M Meignen avait un problème de champignons aux ongles de ses mains (par le terreau), cet aromathérapeute lui a conseillé de se soigner avec l’huile essentielle de sarriette. Ça a très bien marché et il s’est très vite guéri avec cette méthode (pure sur les ongles).

He was not comfortable with the standard treatments used as fungicides for plants: bouillie bordelaise and sulphur. Sulphur interferes with insect life and can also burn leaves if applied at high ambient temperatures; copper is non-biodegradable and kills life in the soil by making it over-acidic. Consequently, he read widely on the subject as well as carrying out his own research and many trials. Amongst these was a study in the United States about combatting greenfly using an essential oil of peppermint. All these experiments and research lead him to devise a method of treating fungus using very precise dosages.

Comme il était moyennement content avec des traitements à la bouillie bordelaise et le souffre (le souffre gène la vie des insectes et peut brûler les feuilles à température élevée, le cuivre non dégradable, tue la vie du sol en le rendant plus acide), il a fait des recherches et des essais. Entre autres il y avait une recherche aux Etats Unis contre les pucerons avec une huile essentielle de menthe poivrée. Bref, tout ceci a abouti à une méthode de traitement insectifuge, avec des dosages précises.

Treatment by spraying the leaves of plants

It’s important to note that essential oils are 100% biodegradable however they do not mix with water. Therefore, one has to first create a solubilising base which will absorb the oil so that it can then be mixed with water. An important note is that the pH of the water must not be too high. Usually, it is 7.0 or higher and should be lowered to 6.5. Add 1 tsp of vinegar per litre of water and test. pH kits for measuring the pH of swimming pools are useful for this purpose.

Traitement par pulvérisation sur les feuilles des plantes

Les huiles essentielles sont 100% biodégradables, mais ne se mélangent pas à l’eau. Il faut d’abord composer un agent solubilisant qui permettra d’absorber l’huile essentielle que l’on pourra ensuite mélanger à l’eau. Le pH de l’eau ne doit pas être trop élevé. Il est généralement de 7,0 ou supérieur et doit être abaissé à 6,5. Ajouter 1 cuillère à café de vinaigre par litre d’eau et tester. Pour savoir le PH de l’eau qu’on utilise on pourra utiliser des bandelettes de piscine.

Solubol is a ready to use solubilising agent made in Aubagne. Alternatively, one can make it oneself with a mixture of 50% vegetable oil (sunflower or ricin), 50% vegetable-based washing-up liquid or liquid savon de Marseille.

Solubol (fabriqué à Aubagne) est un agent solubilisant toute prête. Ou, à faire soi-même : moitié huile végétale, tournesol ou ricin, l’autre moitié liquide vaisselle végétale ou savon de Marseille liquide.

Quantities:

1 ml of essential oil plus 10 ml of solubilising agent in 1 litre of water.  Use an appropriate container: dark glass or aluminium. Use a small pipette or a syringe to measure millilitres. Otherwise, a dropper although this is less precise: 20-30 drops.

Quantités:

1 ml huile essentielle + 10 ml de base solubilisante dans 1 litre d’eau. Mettre le mélange dans un flacon adapté : verre teinté ou alu. Pour obtenir le dosage en ml, on utilise pipette ou seringue. Sinon avec le goutteur, moins précis, 20 ou 30 gouttes.

Treatment of trees by injection

20 ml of essential oil plus 10 ml of solubilising agent in 1 litre of water. Puncture the bark of the tree with a drill using a 1.5 mm bit, being careful not to drill very far. Set up the syringe and fill with about 30ml of the preparation. A good time to do this is May/June together with a rising moon in order to benefit from the rising sap; this is a systemic treatment.

Traitement des arbres par perfuseur

20 ml d’huile essentielle + 10 ml de base solubilisante dans 1 litre d’eau. Perforer l’écorce de l’arbre avec perceuse (à batterie), mèche métallique de 1,5 mm, petit trou. Installer la petite seringue, remplir la poche avec environ 30ml de la préparation. Un bon moment est mai / juin, avec la lune montante pour profiter de la sève qui monte et créer à nouveau un système systémique.

Which essential oils to use?

  • Summer savoury (Satureja hortensis) is good for everything
  • Sweet orange (Citrus × sinensis) works for everything and is less expensive
  • Geranium rosat (Pelargonium graveolens) for caterpillars

Concrètement quelles huiles essentielles ?

  • Sarriette (Satureja hortensis) va pour tout
  • Orange douce (Citrus × sinensis) tout et moins cher
  • Géranium rosat (Pelargonium graveolens) pour cochenilles

Satureja hortensis
Citrus × sinensis
Pelargonium graveolens

To treat olive trees against olive tree fly, spray with a kaolin ‘milk’ (30g of clay per litre) to which the essential oil of Juniperus communis has been added.

Pour la mouche de l’olive, rajouter au lait de kaolin (lait d’argile 30g par litre) du Genévrier commun (Juniperus communis) et pulvériser sur l’arbre.


Bibliographie :

Prendre soin de ses plantes avec les huiles essentielles par Jean-Yves Meignen.

Rustica éditions


Text: Romarin Girardot et Sylvie Dubois

Traduction en anglais : Frances Horne

Plants for Difficult Situations – A Talk by Christian Mistre
Des plantes pour des situations difficiles – Un discours de Christian Mistre

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Christian Mistre of Pépinière La Soldanelle was an ideal choice of speaker on this ticklish topic, since he specialises in plants which will tolerate the fairly extreme conditions in his nursery, with 40°C summer temperatures falling to -8 or even -12°C in winter, not to mention the Mistral.

Christian Mistre de la Pépinière La Soldanelle était un choix idéal d’intervenant sur ce sujet difficile, puisqu’il se spécialise dans les plantes qui toléreront les conditions assez extrêmes de sa pépinière, avec des températures estivales de 40°C tombant à -8 voire -12°C en l’hiver, sans oublier le mistral.

Christian’s approach was to examine different difficult situations experienced by members, on the basis that understanding them would enable us to deal better with them. He explained that a plant has no option if it finds itself in a challenging spot – it can’t move (except by sending out seeds), and so must either adapt or perish. A plant’s ability to adapt is affected by numerous criteria, extremes of climate, soil types and so on, and Christian used photographs which many of us had sent to him to illustrate his themes.

L’approche de Christian était d’examiner différentes situations difficiles vécues par les membres, en partant du principe que leur compréhension nous permettrait de mieux les gérer. Il a expliqué qu’une plante n’a pas d’option si elle se trouve dans un endroit difficile – elle ne peut pas bouger (sauf en envoyant des graines) et doit donc s’adapter ou périr. La capacité d’adaptation d’une plante est affectée par de nombreux critères, des climats extrêmes, des types de sols, etc., et Christian a utilisé des photographies que beaucoup d’entre nous lui avaient envoyées pour illustrer ses thèmes.

He pointed out that we cannot see the conditions below the surface of the soil, but we can work them out using the evidence of what grows where. On rocky ground, even large trees can survive, with their roots seeking out fissures in rock to find whatever soil is available. Thus, a line of trees growing in otherwise unpropitious circumstances would indicate sufficient soil which we might exploit for other plants.

Il a souligné que nous ne pouvons pas voir les conditions sous la surface du sol, mais que nous pouvons les deviner en utilisant indications de ce qui pousse où. Sur un sol rocheux, même de grands arbres peuvent survivre, leurs racines cherchant des fissures dans la roche pour trouver n’importe quel sol disponible. Ainsi, une ligne d’arbres poussant dans des circonstances par ailleurs peu propices indiquerait un sol suffisant que nous pourrions exploiter pour d’autres plantes.

It is often difficult to know what lies below the surface / Difficile de connaître sous-sol

In a natural rocaille, plants will find places to survive, so we might learn from this by creating planting pockets in rocky ground, using plug plants and sowing seeds. He warned that we might encounter around a 50% failure rate but reassured us that each failure is important, as it helps us to understand the requirements of each plant.

Dans une rocaille naturelle, les plantes trouveront des endroits pour survivre, nous pourrions donc en tirer des leçons en créant des poches de plantation dans un sol rocheux, en utilisant des plantes en mottes et en semant des graines. Il a averti que nous pourrions rencontrer un taux d’échec d’environ 50%, mais nous a rassurés sur le fait que chaque échec est important, car cela nous aide à comprendre les exigences de chaque plante.

A natural-style rockery / Une rocaille naturelle

Pine trees, a bugbear for many, manage to kill off most plants in the surrounding earth due to a combination of both deep and shallow roots and a constant drop of needles exuding acidic substances. Moreover, a 70-year-old pine will consume 300-400 litres of water per day. However, Christian made the point that the pine is the pioneer plant par excellence. Forestry authorities endeavouring to replant after large-scale fires have found that no other tree will grow on burned ground, so pines go in first to create a humus cover ready for subsequent more diverse planting. In the garden, one solution is to underplant with tough plants such as Pistacia lentiscus or rosemary – MGF members have compiled a list of plants suitable for growing under pine trees.

Les pins, un cauchemar pour beaucoup, parviennent à tuer la plupart des plantes dans la terre environnante en raison d’une combinaison de racines profondes et peu profondes et d’une chute constante d’aiguilles exsudant des substances acides. De plus, un pin de 70 ans consommera entre 300 et 400 litres d’eau par jour. Cependant, Christian a fait valoir que le pin est la plante pionnière par excellence. Les autorités forestières qui tentent de replanter après des incendies à grande échelle ont constaté qu’aucun autre arbre ne pousserait sur un sol brûlé, les pins entrent donc en premier pour créer une couverture d’humus prête pour une plantation ultérieure plus diversifiée. Dans le jardin, une solution consiste à planter en dessous des plantes coriaces telles que Pistacia lentiscus ou romarin – les membres du MGF ont compilé une liste de plantes adaptées à la culture sous les pins.

A combination of both deep and shallow roots / Une combinaison de racines profondes et peu profondes
Emergent pine tree roots / Pin en sol superficiel

A widespread difficult situation is the steep bank, usually in full sun, providing both hot and dry conditions. He suggested deep planting pockets, protected all round by stones to aid watering. Steep banks often have heavy, compressed lime soils (marne) which suffocate plant roots. Here the only real solution is to identify clay-tolerant plants such as Catananche sp.which will adapt to these conditions.

Une situation difficile et répandue est la rive escarpée, généralement en plein soleil, offrant à la fois des conditions chaudes et sèches. Il a suggéré des poches de plantation profondes, protégées tout autour par des pierres pour faciliter l’arrosage. Les rives abruptes ont souvent des sols calcaires lourds et comprimés (marne) qui étouffent les racines des plantes. Ici, la seule vraie solution est d’identifier des plantes tolérantes à l’argile comme la Catananche, qui s’adapteront à ces conditions.

A rockery on a steep slope, but the result is somewhat kitsch / Rocaille artificielle très kitch
A badly drained lime soil / Sous-sol marneux étanche

Christian then talked about the problem of enclosed village gardens, surrounded by walls, like that of member Eric Legrand. In such gardens air often does not circulate well – in winter the cold air cannot escape and in the summer the garden can over-heat. For a shady area by a north-facing wall, Christian proposed green-leaved plants, either tough evergreens or deciduous subjects. In particular he suggested we avoid trying to grow silver-leaved plants, which detest cold, damp conditions.

Christian a ensuite évoqué le problème des jardins de village clos, entourés de murs, comme celui du membre Eric Legrand. Dans de tels jardins, l’air ne circule souvent pas bien – en hiver, l’air froid ne peut pas s’échapper et en été, le jardin peut surchauffer. Pour une zone ombragée près d’un mur orienté au nord, Christian a proposé des plantes à feuilles vertes, soit des conifères durs, soit des sujets à feuilles caduques. En particulier, il a suggéré d’éviter d’essayer de cultiver des plantes à feuilles d’argent, qui détestent les conditions froides et humides.

Text: Sandra Cooper
Photos: Christian Mistre
Traduction en français: Eric Legrand

Jasmines – a talk by Mylène Bertetto / Les jasmins – une présentation de Mylène Bertetto

Mylène addresses our group

Jasmines are found on all five continents. With 250 species in the world, there is one for every garden situation. Mylène Bertetto, of Pépinière Bertetto, had come here to introduce us to forty of them.

Les jasmins se trouvent sur les cinq continents. Avec 250 espèces dans le monde il y en a pour toutes les situations dans nos jardins. Mylène Bertetto de la pépinière Bertetto, venue nous en présenter une quarantaine.

There can be a jasmine in flower at all times of the year and some species have a very long flowering period. They are suitable for many different garden situations as they can be grown as climbers, creepers, shrubs or attached to a trellis.

Il y a des jasmins qui fleurissent en toute saison, certaines espèces ont une floraison très longue. Par la diversité de leurs formes il y en a pour toutes les situations du jardin, il y a des rampants, des arbustifs, des grimpants et des jasmins à palisser.

Flower colours are white, yellow and pink, and some have deep pink buds which turn white as the flowers open. Some species have elegant star-like flowers, others have round petals and come in single, double or triple forms.

Les couleurs sont blanc, jaune et rose, certains ont des boutons rose, voir bordeaux, qui deviennent blanc en s’ouvrant. Il y a des fleurs élégantes qui ressemblent à des étoiles, d’autres avec des pétales tout ronds, des fleurs simples, doubles ou triples.

Jasmine leaves are also very varied, oval, lanceolate or trifoliate with colours ranging from dark green to the golden yellow of Jasminum officinale ‘Aureum’. Jasminum officinale ‘Inverleith’ has burgundy leaves in autumn, J. polyanthum’ Rubrum’ has brown shoots, J. officinale ‘Argenteovariegatum’ has variegated leaves. There are even species with grey, downy foliage native to Africa, such as J. fluminense ssp. gratissimum and J. abyssinicum, which require particularly dry and well-drained soil.

Les feuilles sont aussi très variées, de forme ovale, lancéolé ou trifolié avec des couleurs qui vont du vert foncé à un jasmin avec les feuilles jaune doré, Jasminum officinale ‘Aureum’ en passant par les feuilles bordeaux en automne pour J. officinale ‘Inverleith’ ou des pousses brunes pour J. polyanthum ‘Rubrum’ et J. officinale ‘Argenteovariegatum’ qui a les feuilles panachées. Il y a même des espèces avec un feuillage gris et duveteux, originaires d’Afrique, J. fluminense ssp. gratissimum et J. abyssinicum, qui ont besoin d’un sol particulièrement sec et drainant.

Jasminum officinale ‘Aureum’
Jasminum officinale ‘Inverleith’
Jasminum fluminense ssp. gratissimum

When we say ‘jasmine’, its fragrance is one of the characteristics we think of first. Each species has a distinct fragrance and a good ‘nose’ can recognise them by their scent. Some jasmines have such an overwhelming fragrance that it’s almost too strong but others are more subtle. Jasminum beesianum and J. x stephanense have an old rose scent and J. azoricum has a fresh citrus scent. A few jasmines have no fragrance at all.

Le parfum est une des caractéristiques auquel on pense quand on dit ‘jasmin’ mais en effet ils ont chacun un parfum distinct et un bon ‘nez’ peut les reconnaître par leurs parfums. Certains jasmins ont un parfum si envahissant que c’est presque trop fort. Il y en a d’autres plus subtils J. beesianum et J. x stephanense ont un parfum de rose ancienne, J. azoricum a un parfum frais d’agrumes. Certains jasmins n’ont pas de parfum.

Jasminum beesianum
Jasminum x stephanense
Jasminum azoricum

Jasmines need sun, good, well-drained soil and an annual dose of fertilizer. They should be watered for the first two years but once established they should manage without watering. Propagation is best done by cuttings, rather than from seeds.

Les jasmins ont besoin de soleil, d’un bon sol bien drainant et d’un apport d’engrais. Il faut les arroser les deux premières années mais une fois bien établis ils peuvent se débrouiller sans arrosage. La propagation se fait plus facilement par boutures que par semis.

Only one species is native to the Mediterranean region, Jasminum fruticans, a shrub with yellow unscented flowers and evergreen foliage. Fortunately, there are many other species that grow well in our gardens and which can withstand very cold weather. If you are lucky enough to garden where there is little risk of frost, the choice of varieties is more extensive.

Dans la région méditerranéenne une seule espèce est présente, Jasminum fruticans, un arbuste avec des fleurs jaunes, sans odeur, à feuillage persistant. Heureusement il y beaucoup d’autres espèces qui poussent bien dans nos jardins et qui peuvent supporter les gels assez forts. Si on a la chance de jardiner où il y a peu de risque de gel le choix des variétés est plus important.

In India and Asia, the flowers of Jasminum sambac are used as an ingredient in jasmine tea. When dried, their thicker petals retain fragrance molecules. J. sambac ‘Belle of India’ is the sacred plant of the goddess Shiva and is planted around temples dedicated to Shiva.

En Inde et en Asie les fleurs de Jasminum sambac sont utilisés dans le thé. Leurs pétales plus épais retiennent les molécules de parfum une fois secs. Le J. sambac ‘Belle of India’ est une plante sacrée dédiée à la déesse Shiva et plantée autour des temples de Shiva.

Jasminum fruticans
Jasminum sambac ‘Belle of India’
Jasminum polyanthum

Some years ago, in the French perfume industry, Jasminum polyanthum, with its exuberant growth, replaced the more traditional Jasminum officinalis (endemic to Esterel) as a rootstock, the graft being J. grandiflorum, the well-known ‘Grasse’ jasmine.

Dans l’industrie du parfum en France, depuis quelques années Jasminum polyanthum, à cause de sa croissance exubérante, a remplacé en porte-greffe le traditionnel J. officinalis endémique de l’Estérel, le greffon étant J. grandiflorum le très connu Jasmin de Grasse.

More information about jasmines and their individual characteristics can be found on the Bertetto website.

Pour avoir la liste des jasmins et leurs détails allez sur le site des Bertetto.

Photos: Pépinière Bertetto and the MGF photo library

Salvias suitable for Mediterranean gardens / Les sauges pour climat méditerranéen

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Notes from a lecture by Frédéric Prévot* / Conclusions d’un exposé par Frédéric Prévot*

Salvia officinalis

There are over 900 species and cultivars of salvias and they can be found growing wild in almost all the countries of the world, except Australia. Salvias are most prevalent in Mexico and Central America, central Asia and the Mediterranean Basin.

On trouve plus de 900 variétés de sauges dans le monde entier, sauf en Australie, le plus en Amérique centrale et Mexique, Asie centrale et Turquie et le bassin méditerranéen.

Salvia microphylla ‘Royal Bumble’

Salvia dorrii (native to California)
Salvia amplexicaulis (fleurit partout en France)

Those suited to a Mediterranean climate need a well-drained stony or sandy soil, any ph, which stays dry in both summer and winter. Salvias prefer full sun, but some species, like Salvia microphylla, will flower in half-shade. They mix well with other plants and, apart from those native to California, which do not like any water at all, are easy to grow in the Midi. Certain species can grow tall and have a tendency to flop over – these can have their stems shortened when they are about 30 cm tall to reduce their height at flowering time.

Propagation methods:

  • by division in spring or early autumn,
  • by cuttings taken from the apex of the plant in February. Keep the young plants moist and warm – around 23°C. Frédéric uses a hormone powder to inhibit top growth and encourage root development.
  • by sowing seeds – sow seeds very soon after they have been gathered, otherwise they become dormant and difficult to use.

Which species to choose?
Most salvia varieties suited to Languedoc and Provence have flowers in pale colours. Varieties from Africa and California (apart from those native to desert areas) are attractive but may not be sufficiently hardy.

Frédéric recommended a number of salvias as being especially suitable for Mediterranean France and these can be found in the Salvias plant list. All are hardy to -15°C unless indicated.

* from the specialist nursery « Les Senteurs du Quercy»

Text: Chantal Maurice

Pour cultiver les sauges dans un climat méditerranéen, il faut un sol drainé, sec en été et en hiver, comme pour les cistes et les lavandes, un sol caillouteux ou sableux, le ph n’est pas très important, une bonne exposition au soleil, même si Salvia microphylla fleurit à mi-ombre dans le midi. Elles ne souffrent pas trop de la concurrence des autres plantes et ne sont pas très difficiles de culture sauf celles qui viennent de Californie. Pour que certaines sauges ne montent pas trop et se ramifient, les pincer plusieurs fois lorsqu’elles ont 30 cm de haut, ainsi, elles sont plus jolies et se couchent moins.

Multiplication : 

  • Division comme pour les herbacées en général au printemps ou début septembre.
  • Bouturage en février de préférence ; maintenir sur couche chaude (23°C est l’idéal) et conserver l’humidité. Partie à sélectionner : apex (le sommet de la plante), pas trop de feuillage. Frédéric emploie une poudre d’hormones pour décourager la repousse et stimuler l’apparition des racines.
  • Semis – une graine fraîche est importante, dès la récolte, sinon les graines se mettent en dormance et c’est très difficile de la lever.

Les variétés
La plupart des espèces méditerranéennes sauvages sont de couleurs claires. Les sauges africaines ne sont pas très rustiques, dommage car elles sont jolies ! Les californiennes ne sont pas très rustiques sauf celles du désert californien.

Frédéric a suggéré un certain nombre de sauges comme particulièrement adaptées à la France méditerranéenne.  Celles-ci peuvent être trouvées dans la liste des sauges recommandées. Tous sont rustiques jusqu’à -15°C sauf indication contraire.

* de la pépinière de spécialiste « Les Senteurs du Quercy»

An article by Liz Runciman, published in the newsletter of the South Australia MGS

Un article de Liz Runciman, publié dans le bulletin de South Australia MGS

These are six very tough salvias that I have in my seaside garden in Myponga Beach. Conditions are harsher and drier than the Adelaide area. They are all from winter rainfall areas of the world, and once established, they don’t need supplementary watering, and are all tolerant of limestone soils. An added bonus is that rabbits will not eat them.

J’ai dans mon jardin en bord de mer (Myponga Beach) six sauges robustes. Les conditions sont plus dures et plus sèches que dans la région d’Adélaïde. Elles sont toutes originaires de régions du monde où les pluies sont hivernales et, une fois installées, elles n’ont pas besoin d’arrosages supplémentaires et sont toutes tolérantes aux sols calcaires. Un avantage supplémentaire est que les lapins ne les mangeront pas.

Salvia aurea

Salvia aurea
This plant was for many years known as S. africana-lutea. It is a shrubby evergreen, with greyish-green foliage, growing to a metre and a half. The flowers vary from orange to rust, and appear all year round. They fade on the plant, retaining their shape and turning light brown, which gives the plant interest in all seasons. It is resistant to strong winds and salt-laden air. I have found it to be a bit of a ‘thug’ unless you keep an eye on it as it self-seeds. Apparently, the leaves make a pleasant tea though I’ve never tried this!
Hardy to -5°C.

Salvia aurea
Cette plante est connue depuis de nombreuses années  sous le nom de S. africana-lutea. C’est un arbuste à feuillage persistant, vert grisâtre, atteignant un mètre et demi. Les fleurs varient d’orange à rouille et apparaissent toute l’année. Elles se ternissent sur la plante, en conservant leur forme et virant au brun clair, ce qui donne de l’intérêt à la plante en toutes saisons. Elle résiste aux vents forts et aux embruns. J’ai trouvé qu’elle était un peu filou, sauf si vous gardez un œil dessus car elle se ressème. Il paraît que les feuilles font un thé agréable même si je ne l’ai jamais essayé !
Rusticité : -5°C

Salvia apiana

Salvia apiana
This is a Californian salvia with large silvery leaves. The plant grows to about a metre or more, and the branches of small white flowers rise above the foliage in the spring. When you brush against it, the leaves release a strong aromatic scent. The soil should be well drained. My plants seem impervious to summer heat.  
Hardy to – 16°C.

Salvia apiana
C’est une sauge californienne aux grandes feuilles argentées. La plante atteint environ un mètre ou plus et les branches couvertes de petites fleurs blanches s’élèvent au-dessus du feuillage au printemps. Lorsque vous le frottez, le feuillage dégage une forte odeur aromatique. Le sol doit être bien drainé. Mes plantes semblent insensibles à la chaleur estivale.  
Rusticité : – 16°C

Salvia chamelaeagna

Salvia chamelaeagna
This is a very tough slow growing salvia with bright green foliage which grows to a metre or more. The bright blue flowers appear from November to May. It is sometimes sold as Salvia ‘African Sky’.
Hardy to -6 to -8°C (-10°C if the soil remains very dry in winter).

Salvia chamelaeagna
C’est une sauge à croissance lente très résistante avec un feuillage vert vif et qui pousse jusqu’à un mètre ou plus. Les fleurs bleu vif apparaissent de novembre à mai. Elle est parfois vendue sous le nom de Salvia ‘African Sky’. Rusticité : -6 à -8°C (-10°C en sol très sec en hiver).

Salvia lanceolata

Salvia lanceolata
A relatively fast-growing shrub, a metre high.  The foliage is grey-green and the flowers an unusual dull rose-red.  It is very long flowering, from September through to June.  It needs a light prune after flowering to keep it tidy.

Hardy to -3°C. This plant is sensitive to the cold but it is easy to propagate from cuttings.

Salvia lanceolata
Un arbuste à croissance relativement rapide, d’un mètre de haut. Le feuillage est gris-vert et les fleurs d’un rouge-rose terne surprenant. La floraison est très longue, de septembre à juin. Il a besoin d’une taille légère après la floraison pour lui garder sa forme.

Rusticité : -3°C. La plante est frileuse mais le bouturage en est très facile.

Salvia muirii

Salvia muirii
A very pretty tough salvia that grows naturally into a round cushion shaped bush. A little light pruning every so often keeps it compact. Its little blue flowers cover the plant throughout the summer. It has tiny olive green leaves.

Salvia muirii
Une très jolie sauge qui forme naturellement un cousin arrondi. Un peu de taille légère de temps en temps le maintien compact. Ses petites fleurs bleues couvrent la plante tout au long de l’été. Elle a de minuscules feuilles vert olive.

Salvia namaensis

Salvia namaensis
Fresh bright green lacy foliage characterises this salvia. It is fast growing, and the pale blue flowers appear from July onwards. It grows to just under a metre. The plants I have are an Australian selection called ‘Finngrove’, which are larger than the species.
Hardy to – 9°C.

Salvia namaensis
Un feuillage dentelé vert vif caractérise cette sauge. Elle pousse rapidement et les fleurs bleu pâle apparaissent à partir de juillet. Elle atteint un peu moins d’un mètre. Les plantes que je possède sont une sélection australienne appelée ‘Finngrove’, qui sont plus grandes que l’espèce.
Rusticité : – 9°C.

Text and Photographs: Liz Runciman

Citrus fruit, and how they conquered the world
Les agrumes, et comment ils ont conquis le monde

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This talk was given by Franck Curk, a specialist in citrus fruit and an agricultural engineer and geneticist at INRAE* in Montpellier.

Une conférence par Franck Curk, ingénieur agronome et généticien à l’INRAE* Montpellier, spécialiste des agrumes.

The large family of rutaceae includes six citrus genera:

  • Microcitrus: which includes lime caviar
  • Eremocitrus: other wild Australian limes
  • Poncirus: the only deciduous citrus, intolerant of alkaline soils, often used as a rootstock.
  • Citrus: oranges, tangerines, lemons, grapefruits, etc.
  • Fortunella: kumquats
  • Clymenia: a little known, wild genus

Dans la grande famille des rutacées, nous distinguons six genres désignés sous le nom d’agrumes :

  • Microcitrus : dont le citron caviar fait partie
  • Eremocitrus : d’autres limes sauvages australiennes
  • Poncirus : le seul à perdre ses feuilles en hiver, n’appréciant pas le calcaire et que l’on utilise souvent comme porte-greffe.
  • Citrus : oranges, mandarines, citrons, pamplemousses, etc.
  • Fortunella : les kumquats
  • Clymenia : genre sauvage peu connu
Citrus australasica syn. Microcitrus australasica
Citrus trifoliata syn. Poncirus trifoliata
Citrus japonica syn. Fortunella japonica

An interesting point – these six genera are all inter-fertile with each other.
So, what characteristics differentiate citrus from other fruits?

Point assez remarquable – ces 6 genres sont tous inter-fertiles entre eux.
Mais quelles sont les particularités qui différencient les agrumes des autres fruits ?

  • The presence of essential oil glands in their skin, flowers and leaves
  • Their internal structure in quarters (even in lemon caviar)
  • La présence de glandes à huiles essentielles dans leur peau, fleurs et feuilles
  • L’organisation interne en quartiers (même dans le citron caviar)

The Citrus genus is the source of the four ancestral species which are the origin of all the citrus fruits grown today, all over the world:

  • Citrus micrantha – papeda (eg yuzu, kaffir lime)
  • Citrus medica – citron
  • Citrus reticulata – mandarin
  • Citrus maxima – grapefruit

Puis, c’est dans le genre Citrus, que l’on retrouve quatre ancêtres fondateurs qui sont à l’origine des agrumes cultivés de nos jours dans le monde entier :

  • Citrus micrantha ou papéda
  • Citrus medica ou cédrat
  • Citrus reticulata ou mandarine
  • Citrus maxima ou pamplemousse

How did these fruits, born in Southeast Asia, conquer the world? Today, more than 130 million tonnes of citrus fruits are produced annually. They belong to the great Rutaceae family and the story begins more than 8 million years ago. Fossilized citrus leaves from this era were discovered in 2009 and 2011 in Yunnan, China.

Comment ces fruits, nés en Asie du Sud-Est ont-ils pu conquérir le monde : plus de 130 millions de tonnes d’agrumes sont produites chaque année dans le monde. Ils font partie de la grande famille des Rutacées et l’histoire commence il y a plus de 8 millions d’années. Des feuilles d’agrumes fossilisées datant de cette époque ont été découvertes en 2009 et en 2011 dans le Yunnan en Chine.

Southeast Asia, stretching from the southern slopes of the Himalayas to Indonesia via China, Vietnam, Thailand and the Malaysian archipelago is therefore considered to be the original cradle of citrus fruits. Their distribution across the rest of the world was relatively recent.

Le Sud-Est asiatique, allant des versants sud de l’Himalaya jusqu’à l’Indonésie en passant par la Chine, le Vietnam, la Thaïlande et l’archipel malais est donc considéré comme le berceau originel des agrumes. Leur diffusion dans le reste du monde est plutôt tardive.

The first citrus fruit to escape from the Sino-Indian region was Citrus medica, described by Theophrastus (371-288 BC) in his ‘History of Plants’. There are several varieties, including the hand of Buddha (Citrus medica var. sarcodactylis), used as a medicine in China, and the Etrog variety, used by the Jews during the feast of Tabernacles. The latter, grown mainly in Italy, Israel and Morocco and shipped worldwide, must be flawless, and can bring 15 euros each to the producer.

Le premier agrume à s’échapper du centre sino-indien sera le cédrat, Citrus medica, et il sera décrit par Théophraste (371-288 av. J.-C.) dans son « Histoire des plantes ». Il en existe plusieurs variétés, dont la main de Bouddha (Citrus medica var. sarcodactylis) qui est utilisé en Chine en tant que médicament et le cédrat Etrog, utilisé par les Juifs lors de la fête des Tabernacles. Ce dernier est cultivé en Italie en Israël et au Maroc notamment, et est expédié dans le monde entier, doit être sans défaut, et peut rapporter 15 euros pièce au producteur.

Citrus medica
Citrus medica var. sarcodactylis

During trade with Asia, from the 11th century onwards, the Arabs introduced citrus fruit to the Mediterranean basin. First the bitter orange (Citrus x aurantium), reported in Persia in 1030, then in Sicily in 1094. Next came the lemon tree (Citrus limon) in the 12th century, and limes (Citrus aurantifolia) in the 13th century.

Ce serait lors des échanges commerciaux avec l’Asie, à partir du XIème siècle, que les Arabes auraient introduit en Méditerranée la bigarade ou orange amère (C. x aurantium), signalée en Perse en 1030, puis en Sicile en 1094, puis le citronnier (C. limon) au XIIe et les limes (C. aurantifolia) au XIIIe siècle.

Citrus × aurantium
The name ‘bigarade’, or Seville orange, comes from the Occitan ‘bigarrada’, and is a bitter, acidic orange full of seeds, a hybrid of grapefruit and tangerine. The tree is used ornamentally in Spain, Italy and North Africa because the fruit remains on the tree for a long time. The flowers are used to produce neroli essential oil and orange blossom water.

Citrus × aurantium
Le nom « bigarade » vient de l’occitan « bigarrada », qui est une orange amère, acide et pleine de pépins, hybride du pamplemousse et de la mandarine. L’arbre est utilisé pour l’ornement en Espagne, Italie, Afrique du Nord car le fruit reste longtemps sur l’arbre. La fleur donne l’huile essentielle de néroli et l’eau de fleur d’oranger.

Citrus x limon
The lemon tree cultivated today, supposedly native to the Mediterranean basin, appeared only relatively recently. It is a hybrid of Citrus × aurantium and Citrus medica. It is a common ingredient in all Mediterranean cuisines.

Citrus x limon
Le citron jaune, supposé originaire du bassin méditerranéen, est apparu relativement récemment, issu d’une hybridation entre le bigaradier et le cédratier, déjà présents en Méditerranée. D’ailleurs, c’est l’ingrédient commun à toutes les cuisines méditerranéennes.

Citrus bergamia
The bergamot orange, a natural hybrid of Citrus × aurantium and Citrus limon is used in eau de cologne, ‘Earl Gray’ tea and sweets called bergamots of Nancy.

Citrus bergamia
La bergamote (Citrus bergamia), dont l’huile essentielle entre dans la composition de l’Eau de Cologne, du thé ‘Earl Grey’, et des bonbons appelés bergamotes de Nancy est issue d’un croisement naturel entre la bigarade et le citron.

Citrus maxima
The true grapefruit, or pomelo, C. maxima, was introduced from Asia by Dutch seamen. They used it as a source of vitamin C and because it could be stored for a long time without rotting. It can be found in Asian grocery stores and sometimes in supermarkets from October to February only. It is larger and heavier than Citrus x paradisi.

Citrus maxima
Le vrai pamplemousse (C. maxima) est diffusé à partir d’Asie par les navigateurs néerlandais qui l’utilisaient comme source de vitamine C et parce qu’il pouvait se conserver longtemps sans qu’il pourrisse. On le trouve dans les épiceries asiatiques et parfois dans les supermarchés d’octobre à février seulement. Il est plus gros et plus lourd que le pomelo (Citrus x paradisi).

Citrus x paradisi
C. x paradisi, the grapefruit found in supermarkets throughout the year, is a hybrid of C. sinensis, the sweet orange, and C. maxima, the pomelo. It wasdiscovered in the Caribbean in the 18th century.

Citrus x paradisi
C. x paradisi, le pamplemousse que l’on trouve dans tous les supermarchés tout au long de l’année est un hybride de C. sinensis (l’oranger) et C. maxima, découvert dans les Caraïbes au XVIIIe siècle.

Citrus aurantium var. myrtifolia
Citrus bergamia
Citrus maxima

Citrus sinensis
According to manuscripts, the orange tree was brought to the Mediterranean basin either by the Genoese (around 1400) or by the Portuguese (in 1548). Whichever is true, the Portuguese are probably responsible for the spread of the orange tree throughout the Mediterranean region since in many languages ​​the orange is called ‘Portugal’. Citrus sinensis is a natural hybrid of pomelo (Citrus maxima) and mandarin (Citrus reticulata). All the varieties of oranges available today are natural mutations selected by man.

Citrus sinensis
L’introduction de l’oranger dans le bassin méditerranéen est attribuée, selon les auteurs, soit aux Génois (vers 1400) soit aux Portugais (en 1548). Quoi qu’il en soit, les Portugais sont surement à l’origine de la diffusion de l’oranger dans tout le bassin méditerranéen, puisqu’en de nombreuses langues, l’orange porte le nom de « Portugal ». L’orange est issue d’un croisement naturel entre deux hybrides pamplemousse/mandarine. Toutes les variétés d’oranges sont issues de mutations naturelles sélectionnées par l’homme.

Citrus reticulata
The mandarin tree did not arrive in the Mediterranean until the 19th century. The first mandarin tree arrived in England in 1805 from China, where it had been cultivated for at least 3000 years. It was a precious fruit reserved for an elite, and was long hidden and protected. The word ‘mandarin’ is linked to the colour of the fruit which recalls that of the dress of Chinese mandarins. Wild mandarins are not very good to eat, but cultivars such as Blida and Clemendor are exceptional. The variety “Cleopatra” grows well in alkaline soils.

Citrus reticulata
Le mandarinier lui, n’est arrivé en Méditerranée qu’à partir du XIXe siècle. C’est en 1805 que le premier mandarinier fut introduit en Angleterre depuis la Chine où il était cultivé depuis au moins 3000 ans. C’était un fruit précieux réservé à une élite qui fut longtemps caché et protégé. Le mot « mandarine » serait lié à la couleur du fruit qui rappelle celle de la robe des mandarins chinois. Les mandarines sauvages ne sont pas très bonnes à manger, par contre, la mandarine de Blida et la Clemendor sont des variétés exceptionnelles. La variété ‘Cléopatre’ supporte très bien le calcaire.

Citrus clementina
The clementine appeared near Oran (Algeria) at the end of the 19th century, in Father Clément’s orchard, from a natural hybridization between a mandarin tree and an orange tree.

Citrus clementina
La clémentine (Citrus clementina) est née à côté d’Oran (Algérie) à la fin du XIXe siècle, dans le verger du Père Clément, d’une hybridation naturelle entre le mandarinier et l’oranger.

Citrus limetta
The limetta, or sweet lime is also said to have arisen in the Mediterranean from a natural hybridization, this time between Citrus × aurantium, the bitter orange, and Citrus medica.

Citrus limetta
C’est également en Méditerranée que les limettes seraient nées d’une hybridation naturelle entre un bigaradier et un cédratier.

Visit:
The citrus collection in the Jardin d’agrumes du Palais Carnolès in Menton.

La Citronneraie, Jardin remarquable since 2008. Report of MGF visit in May 2017 in Past Activities.

Visite à faire :
La collection d’agrumes du parc du palais Carnoles à Menton.

La Citronneraie, Jardin remarquable depuis 2008.  Compte-rendu de la visite MGF en mai 2017 se trouve dans Activités précédents.

See also the article on Citrus australasica by David Bracey: The Australian finger lime / Citron caviar d’Australie.

Voir aussi l’article au sujet de Citrus australasica par David Bracey: The Australian finger lime / Citron caviar d’Australie.

*INRAE is France’s new National Research Institute for Agriculture, Food and Environment, created on January 1, 2020. It was formed by the merger of INRA, the National Institute for Agricultural Research, and IRSTEA, the National Research Institute of Science and Technology for the Environment and Agriculture.

*INRAE, l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement est né le 1er janvier 2020. Il est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique et Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture.

Text : Chantal Guiraud
Photos : MGF image library