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Mediterranean Gardening France

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Salvias suitable for Mediterranean gardens / Les sauges pour climat méditerranéen

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Notes from a lecture by Frédéric Prévot* / Conclusions d’un exposé par Frédéric Prévot*

Salvia officinalis

There are over 900 species and cultivars of salvias and they can be found growing wild in almost all the countries of the world, except Australia. Salvias are most prevalent in Mexico and Central America, central Asia and the Mediterranean Basin.

On trouve plus de 900 variétés de sauges dans le monde entier, sauf en Australie, le plus en Amérique centrale et Mexique, Asie centrale et Turquie et le bassin méditerranéen.

Salvia microphylla ‘Royal Bumble’

Salvia dorrii (native to California)
Salvia amplexicaulis (fleurit partout en France)

Those suited to a Mediterranean climate need a well-drained stony or sandy soil, any ph, which stays dry in both summer and winter. Salvias prefer full sun, but some species, like Salvia microphylla, will flower in half-shade. They mix well with other plants and, apart from those native to California, which do not like any water at all, are easy to grow in the Midi. Certain species can grow tall and have a tendency to flop over – these can have their stems shortened when they are about 30 cm tall to reduce their height at flowering time.

Propagation methods:

  • by division in spring or early autumn,
  • by cuttings taken from the apex of the plant in February. Keep the young plants moist and warm – around 23°C. Frédéric uses a hormone powder to inhibit top growth and encourage root development.
  • by sowing seeds – sow seeds very soon after they have been gathered, otherwise they become dormant and difficult to use.

Which species to choose?
Most salvia varieties suited to Languedoc and Provence have flowers in pale colours. Varieties from Africa and California (apart from those native to desert areas) are attractive but may not be sufficiently hardy.

Frédéric recommended a number of salvias as being especially suitable for Mediterranean France and these can be found in the Salvias plant list. All are hardy to -15°C unless indicated.

* from the specialist nursery « Les Senteurs du Quercy»

Text: Chantal Maurice

Pour cultiver les sauges dans un climat méditerranéen, il faut un sol drainé, sec en été et en hiver, comme pour les cistes et les lavandes, un sol caillouteux ou sableux, le ph n’est pas très important, une bonne exposition au soleil, même si Salvia microphylla fleurit à mi-ombre dans le midi. Elles ne souffrent pas trop de la concurrence des autres plantes et ne sont pas très difficiles de culture sauf celles qui viennent de Californie. Pour que certaines sauges ne montent pas trop et se ramifient, les pincer plusieurs fois lorsqu’elles ont 30 cm de haut, ainsi, elles sont plus jolies et se couchent moins.

Multiplication : 

  • Division comme pour les herbacées en général au printemps ou début septembre.
  • Bouturage en février de préférence ; maintenir sur couche chaude (23°C est l’idéal) et conserver l’humidité. Partie à sélectionner : apex (le sommet de la plante), pas trop de feuillage. Frédéric emploie une poudre d’hormones pour décourager la repousse et stimuler l’apparition des racines.
  • Semis – une graine fraîche est importante, dès la récolte, sinon les graines se mettent en dormance et c’est très difficile de la lever.

Les variétés
La plupart des espèces méditerranéennes sauvages sont de couleurs claires. Les sauges africaines ne sont pas très rustiques, dommage car elles sont jolies ! Les californiennes ne sont pas très rustiques sauf celles du désert californien.

Frédéric a suggéré un certain nombre de sauges comme particulièrement adaptées à la France méditerranéenne.  Celles-ci peuvent être trouvées dans la liste des sauges recommandées. Tous sont rustiques jusqu’à -15°C sauf indication contraire.

* de la pépinière de spécialiste « Les Senteurs du Quercy»

An article by Liz Runciman, published in the newsletter of the South Australia MGS

Un article de Liz Runciman, publié dans le bulletin de South Australia MGS

These are six very tough salvias that I have in my seaside garden in Myponga Beach. Conditions are harsher and drier than the Adelaide area. They are all from winter rainfall areas of the world, and once established, they don’t need supplementary watering, and are all tolerant of limestone soils. An added bonus is that rabbits will not eat them.

J’ai dans mon jardin en bord de mer (Myponga Beach) six sauges robustes. Les conditions sont plus dures et plus sèches que dans la région d’Adélaïde. Elles sont toutes originaires de régions du monde où les pluies sont hivernales et, une fois installées, elles n’ont pas besoin d’arrosages supplémentaires et sont toutes tolérantes aux sols calcaires. Un avantage supplémentaire est que les lapins ne les mangeront pas.

Salvia aurea

Salvia aurea
This plant was for many years known as S. africana-lutea. It is a shrubby evergreen, with greyish-green foliage, growing to a metre and a half. The flowers vary from orange to rust, and appear all year round. They fade on the plant, retaining their shape and turning light brown, which gives the plant interest in all seasons. It is resistant to strong winds and salt-laden air. I have found it to be a bit of a ‘thug’ unless you keep an eye on it as it self-seeds. Apparently, the leaves make a pleasant tea though I’ve never tried this!
Hardy to -5°C.

Salvia aurea
Cette plante est connue depuis de nombreuses années  sous le nom de S. africana-lutea. C’est un arbuste à feuillage persistant, vert grisâtre, atteignant un mètre et demi. Les fleurs varient d’orange à rouille et apparaissent toute l’année. Elles se ternissent sur la plante, en conservant leur forme et virant au brun clair, ce qui donne de l’intérêt à la plante en toutes saisons. Elle résiste aux vents forts et aux embruns. J’ai trouvé qu’elle était un peu filou, sauf si vous gardez un œil dessus car elle se ressème. Il paraît que les feuilles font un thé agréable même si je ne l’ai jamais essayé !
Rusticité : -5°C

Salvia apiana

Salvia apiana
This is a Californian salvia with large silvery leaves. The plant grows to about a metre or more, and the branches of small white flowers rise above the foliage in the spring. When you brush against it, the leaves release a strong aromatic scent. The soil should be well drained. My plants seem impervious to summer heat.  
Hardy to – 16°C.

Salvia apiana
C’est une sauge californienne aux grandes feuilles argentées. La plante atteint environ un mètre ou plus et les branches couvertes de petites fleurs blanches s’élèvent au-dessus du feuillage au printemps. Lorsque vous le frottez, le feuillage dégage une forte odeur aromatique. Le sol doit être bien drainé. Mes plantes semblent insensibles à la chaleur estivale.  
Rusticité : – 16°C

Salvia chamelaeagna

Salvia chamelaeagna
This is a very tough slow growing salvia with bright green foliage which grows to a metre or more. The bright blue flowers appear from November to May. It is sometimes sold as Salvia ‘African Sky’.
Hardy to -6 to -8°C (-10°C if the soil remains very dry in winter).

Salvia chamelaeagna
C’est une sauge à croissance lente très résistante avec un feuillage vert vif et qui pousse jusqu’à un mètre ou plus. Les fleurs bleu vif apparaissent de novembre à mai. Elle est parfois vendue sous le nom de Salvia ‘African Sky’. Rusticité : -6 à -8°C (-10°C en sol très sec en hiver).

Salvia lanceolata

Salvia lanceolata
A relatively fast-growing shrub, a metre high.  The foliage is grey-green and the flowers an unusual dull rose-red.  It is very long flowering, from September through to June.  It needs a light prune after flowering to keep it tidy.

Hardy to -3°C. This plant is sensitive to the cold but it is easy to propagate from cuttings.

Salvia lanceolata
Un arbuste à croissance relativement rapide, d’un mètre de haut. Le feuillage est gris-vert et les fleurs d’un rouge-rose terne surprenant. La floraison est très longue, de septembre à juin. Il a besoin d’une taille légère après la floraison pour lui garder sa forme.

Rusticité : -3°C. La plante est frileuse mais le bouturage en est très facile.

Salvia muirii

Salvia muirii
A very pretty tough salvia that grows naturally into a round cushion shaped bush. A little light pruning every so often keeps it compact. Its little blue flowers cover the plant throughout the summer. It has tiny olive green leaves.

Salvia muirii
Une très jolie sauge qui forme naturellement un cousin arrondi. Un peu de taille légère de temps en temps le maintien compact. Ses petites fleurs bleues couvrent la plante tout au long de l’été. Elle a de minuscules feuilles vert olive.

Salvia namaensis

Salvia namaensis
Fresh bright green lacy foliage characterises this salvia. It is fast growing, and the pale blue flowers appear from July onwards. It grows to just under a metre. The plants I have are an Australian selection called ‘Finngrove’, which are larger than the species.
Hardy to – 9°C.

Salvia namaensis
Un feuillage dentelé vert vif caractérise cette sauge. Elle pousse rapidement et les fleurs bleu pâle apparaissent à partir de juillet. Elle atteint un peu moins d’un mètre. Les plantes que je possède sont une sélection australienne appelée ‘Finngrove’, qui sont plus grandes que l’espèce.
Rusticité : – 9°C.

Text and Photographs: Liz Runciman

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Citrus fruit, and how they conquered the world
Les agrumes, et comment ils ont conquis le monde

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This talk was given by Franck Curk, a specialist in citrus fruit and an agricultural engineer and geneticist at INRAE* in Montpellier.

Une conférence par Franck Curk, ingénieur agronome et généticien à l’INRAE* Montpellier, spécialiste des agrumes.

The large family of rutaceae includes six citrus genera:

  • Microcitrus: which includes lime caviar
  • Eremocitrus: other wild Australian limes
  • Poncirus: the only deciduous citrus, intolerant of alkaline soils, often used as a rootstock.
  • Citrus: oranges, tangerines, lemons, grapefruits, etc.
  • Fortunella: kumquats
  • Clymenia: a little known, wild genus

Dans la grande famille des rutacées, nous distinguons six genres désignés sous le nom d’agrumes :

  • Microcitrus : dont le citron caviar fait partie
  • Eremocitrus : d’autres limes sauvages australiennes
  • Poncirus : le seul à perdre ses feuilles en hiver, n’appréciant pas le calcaire et que l’on utilise souvent comme porte-greffe.
  • Citrus : oranges, mandarines, citrons, pamplemousses, etc.
  • Fortunella : les kumquats
  • Clymenia : genre sauvage peu connu
Citrus australasica syn. Microcitrus australasica
Citrus trifoliata syn. Poncirus trifoliata
Citrus japonica syn. Fortunella japonica

An interesting point – these six genera are all inter-fertile with each other.
So, what characteristics differentiate citrus from other fruits?

Point assez remarquable – ces 6 genres sont tous inter-fertiles entre eux.
Mais quelles sont les particularités qui différencient les agrumes des autres fruits ?

  • The presence of essential oil glands in their skin, flowers and leaves
  • Their internal structure in quarters (even in lemon caviar)
  • La présence de glandes à huiles essentielles dans leur peau, fleurs et feuilles
  • L’organisation interne en quartiers (même dans le citron caviar)

The Citrus genus is the source of the four ancestral species which are the origin of all the citrus fruits grown today, all over the world:

  • Citrus micrantha – papeda (eg yuzu, kaffir lime)
  • Citrus medica – citron
  • Citrus reticulata – mandarin
  • Citrus maxima – grapefruit

Puis, c’est dans le genre Citrus, que l’on retrouve quatre ancêtres fondateurs qui sont à l’origine des agrumes cultivés de nos jours dans le monde entier :

  • Citrus micrantha ou papéda
  • Citrus medica ou cédrat
  • Citrus reticulata ou mandarine
  • Citrus maxima ou pamplemousse

How did these fruits, born in Southeast Asia, conquer the world? Today, more than 130 million tonnes of citrus fruits are produced annually. They belong to the great Rutaceae family and the story begins more than 8 million years ago. Fossilized citrus leaves from this era were discovered in 2009 and 2011 in Yunnan, China.

Comment ces fruits, nés en Asie du Sud-Est ont-ils pu conquérir le monde : plus de 130 millions de tonnes d’agrumes sont produites chaque année dans le monde. Ils font partie de la grande famille des Rutacées et l’histoire commence il y a plus de 8 millions d’années. Des feuilles d’agrumes fossilisées datant de cette époque ont été découvertes en 2009 et en 2011 dans le Yunnan en Chine.

Southeast Asia, stretching from the southern slopes of the Himalayas to Indonesia via China, Vietnam, Thailand and the Malaysian archipelago is therefore considered to be the original cradle of citrus fruits. Their distribution across the rest of the world was relatively recent.

Le Sud-Est asiatique, allant des versants sud de l’Himalaya jusqu’à l’Indonésie en passant par la Chine, le Vietnam, la Thaïlande et l’archipel malais est donc considéré comme le berceau originel des agrumes. Leur diffusion dans le reste du monde est plutôt tardive.

The first citrus fruit to escape from the Sino-Indian region was Citrus medica, described by Theophrastus (371-288 BC) in his ‘History of Plants’. There are several varieties, including the hand of Buddha (Citrus medica var. sarcodactylis), used as a medicine in China, and the Etrog variety, used by the Jews during the feast of Tabernacles. The latter, grown mainly in Italy, Israel and Morocco and shipped worldwide, must be flawless, and can bring 15 euros each to the producer.

Le premier agrume à s’échapper du centre sino-indien sera le cédrat, Citrus medica, et il sera décrit par Théophraste (371-288 av. J.-C.) dans son « Histoire des plantes ». Il en existe plusieurs variétés, dont la main de Bouddha (Citrus medica var. sarcodactylis) qui est utilisé en Chine en tant que médicament et le cédrat Etrog, utilisé par les Juifs lors de la fête des Tabernacles. Ce dernier est cultivé en Italie en Israël et au Maroc notamment, et est expédié dans le monde entier, doit être sans défaut, et peut rapporter 15 euros pièce au producteur.

Citrus medica
Citrus medica var. sarcodactylis

During trade with Asia, from the 11th century onwards, the Arabs introduced citrus fruit to the Mediterranean basin. First the bitter orange (Citrus x aurantium), reported in Persia in 1030, then in Sicily in 1094. Next came the lemon tree (Citrus limon) in the 12th century, and limes (Citrus aurantifolia) in the 13th century.

Ce serait lors des échanges commerciaux avec l’Asie, à partir du XIème siècle, que les Arabes auraient introduit en Méditerranée la bigarade ou orange amère (C. x aurantium), signalée en Perse en 1030, puis en Sicile en 1094, puis le citronnier (C. limon) au XIIe et les limes (C. aurantifolia) au XIIIe siècle.

Citrus × aurantium
The name ‘bigarade’, or Seville orange, comes from the Occitan ‘bigarrada’, and is a bitter, acidic orange full of seeds, a hybrid of grapefruit and tangerine. The tree is used ornamentally in Spain, Italy and North Africa because the fruit remains on the tree for a long time. The flowers are used to produce neroli essential oil and orange blossom water.

Citrus × aurantium
Le nom « bigarade » vient de l’occitan « bigarrada », qui est une orange amère, acide et pleine de pépins, hybride du pamplemousse et de la mandarine. L’arbre est utilisé pour l’ornement en Espagne, Italie, Afrique du Nord car le fruit reste longtemps sur l’arbre. La fleur donne l’huile essentielle de néroli et l’eau de fleur d’oranger.

Citrus x limon
The lemon tree cultivated today, supposedly native to the Mediterranean basin, appeared only relatively recently. It is a hybrid of Citrus × aurantium and Citrus medica. It is a common ingredient in all Mediterranean cuisines.

Citrus x limon
Le citron jaune, supposé originaire du bassin méditerranéen, est apparu relativement récemment, issu d’une hybridation entre le bigaradier et le cédratier, déjà présents en Méditerranée. D’ailleurs, c’est l’ingrédient commun à toutes les cuisines méditerranéennes.

Citrus bergamia
The bergamot orange, a natural hybrid of Citrus × aurantium and Citrus limon is used in eau de cologne, ‘Earl Gray’ tea and sweets called bergamots of Nancy.

Citrus bergamia
La bergamote (Citrus bergamia), dont l’huile essentielle entre dans la composition de l’Eau de Cologne, du thé ‘Earl Grey’, et des bonbons appelés bergamotes de Nancy est issue d’un croisement naturel entre la bigarade et le citron.

Citrus maxima
The true grapefruit, or pomelo, C. maxima, was introduced from Asia by Dutch seamen. They used it as a source of vitamin C and because it could be stored for a long time without rotting. It can be found in Asian grocery stores and sometimes in supermarkets from October to February only. It is larger and heavier than Citrus x paradisi.

Citrus maxima
Le vrai pamplemousse (C. maxima) est diffusé à partir d’Asie par les navigateurs néerlandais qui l’utilisaient comme source de vitamine C et parce qu’il pouvait se conserver longtemps sans qu’il pourrisse. On le trouve dans les épiceries asiatiques et parfois dans les supermarchés d’octobre à février seulement. Il est plus gros et plus lourd que le pomelo (Citrus x paradisi).

Citrus x paradisi
C. x paradisi, the grapefruit found in supermarkets throughout the year, is a hybrid of C. sinensis, the sweet orange, and C. maxima, the pomelo. It wasdiscovered in the Caribbean in the 18th century.

Citrus x paradisi
C. x paradisi, le pamplemousse que l’on trouve dans tous les supermarchés tout au long de l’année est un hybride de C. sinensis (l’oranger) et C. maxima, découvert dans les Caraïbes au XVIIIe siècle.

Citrus aurantium var. myrtifolia
Citrus bergamia
Citrus maxima

Citrus sinensis
According to manuscripts, the orange tree was brought to the Mediterranean basin either by the Genoese (around 1400) or by the Portuguese (in 1548). Whichever is true, the Portuguese are probably responsible for the spread of the orange tree throughout the Mediterranean region since in many languages ​​the orange is called ‘Portugal’. Citrus sinensis is a natural hybrid of pomelo (Citrus maxima) and mandarin (Citrus reticulata). All the varieties of oranges available today are natural mutations selected by man.

Citrus sinensis
L’introduction de l’oranger dans le bassin méditerranéen est attribuée, selon les auteurs, soit aux Génois (vers 1400) soit aux Portugais (en 1548). Quoi qu’il en soit, les Portugais sont surement à l’origine de la diffusion de l’oranger dans tout le bassin méditerranéen, puisqu’en de nombreuses langues, l’orange porte le nom de « Portugal ». L’orange est issue d’un croisement naturel entre deux hybrides pamplemousse/mandarine. Toutes les variétés d’oranges sont issues de mutations naturelles sélectionnées par l’homme.

Citrus reticulata
The mandarin tree did not arrive in the Mediterranean until the 19th century. The first mandarin tree arrived in England in 1805 from China, where it had been cultivated for at least 3000 years. It was a precious fruit reserved for an elite, and was long hidden and protected. The word ‘mandarin’ is linked to the colour of the fruit which recalls that of the dress of Chinese mandarins. Wild mandarins are not very good to eat, but cultivars such as Blida and Clemendor are exceptional. The variety “Cleopatra” grows well in alkaline soils.

Citrus reticulata
Le mandarinier lui, n’est arrivé en Méditerranée qu’à partir du XIXe siècle. C’est en 1805 que le premier mandarinier fut introduit en Angleterre depuis la Chine où il était cultivé depuis au moins 3000 ans. C’était un fruit précieux réservé à une élite qui fut longtemps caché et protégé. Le mot « mandarine » serait lié à la couleur du fruit qui rappelle celle de la robe des mandarins chinois. Les mandarines sauvages ne sont pas très bonnes à manger, par contre, la mandarine de Blida et la Clemendor sont des variétés exceptionnelles. La variété ‘Cléopatre’ supporte très bien le calcaire.

Citrus clementina
The clementine appeared near Oran (Algeria) at the end of the 19th century, in Father Clément’s orchard, from a natural hybridization between a mandarin tree and an orange tree.

Citrus clementina
La clémentine (Citrus clementina) est née à côté d’Oran (Algérie) à la fin du XIXe siècle, dans le verger du Père Clément, d’une hybridation naturelle entre le mandarinier et l’oranger.

Citrus limetta
The limetta, or sweet lime is also said to have arisen in the Mediterranean from a natural hybridization, this time between Citrus × aurantium, the bitter orange, and Citrus medica.

Citrus limetta
C’est également en Méditerranée que les limettes seraient nées d’une hybridation naturelle entre un bigaradier et un cédratier.

Visit:
The citrus collection in the Jardin d’agrumes du Palais Carnolès in Menton.

La Citronneraie, Jardin remarquable since 2008. Report of MGF visit in May 2017 in Past Activities.

Visite à faire :
La collection d’agrumes du parc du palais Carnoles à Menton.

La Citronneraie, Jardin remarquable depuis 2008.  Compte-rendu de la visite MGF en mai 2017 se trouve dans Activités précédents.

See also the article on Citrus australasica by David Bracey: The Australian finger lime / Citron caviar d’Australie.

Voir aussi l’article au sujet de Citrus australasica par David Bracey: The Australian finger lime / Citron caviar d’Australie.

*INRAE is France’s new National Research Institute for Agriculture, Food and Environment, created on January 1, 2020. It was formed by the merger of INRA, the National Institute for Agricultural Research, and IRSTEA, the National Research Institute of Science and Technology for the Environment and Agriculture.

*INRAE, l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement est né le 1er janvier 2020. Il est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique et Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture.

Text : Chantal Guiraud
Photos : MGF image library

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Invasive plants, some personal recollections
Les plantes envahissantes, quelques souvenirs personnels

Weeds, super weeds, exotic weeds, non-native weeds, non-indigenous weeds, invasive weeds and invasives are all terms which have been used to describe invasive plants. Invasive plants rarely receive the attention they deserve. Perhaps this situation is about to change. In 2013 there were a number of articles written on the subject, including a paper presented by Dr E. Marchante on ‘Invasive weeds of Portugal” at the MGS spring conference, an article in the National Geographic journal entitled ‘The weed (tumbleweed) that won the West’. and O. Filippi and J. Aronson’s paper entitled ‘Useful but potentially invasive plants in the Mediterranean region’ which proposes a protocol to aid in the choice of plants for the garden.

Mauvaises herbes, super mauvaises herbes, plantes exotiques, mauvaises herbes non indigènes, invasions de mauvaises herbes ou tout simplement les invasives, autant de termes qui ont été utilisés pour décrire les «plantes envahissantes». Les plantes envahissantes reçoivent rarement l’attention qu’elles méritent. Peut-être cette situation est-elle en train de changer. En 2013, un certain nombre d’articles ont été écrits sur le sujet, dont celui présenté par le Dr E. Marchante sur les «mauvaises herbes envahissantes du Portugal” à la conférence de printemps de la MGS, un article sur “La mauvaise herbe (amarante) qui a gagné l’Occident ” publié dans la revue National Geographic et celui publié par O. Filippi et J. Aronson intitulé Useful but potentially invasive plants in the Mediterranean region qui proposait un protocole pour faciliter le choix des plantes pour le jardin.

Dr. Marchante said that some beautiful plants introduced into our gardens had ‘escaped’ to become invasive and highlighted Erigeron karvinskianus and Ipomoea indica as two examples of many. She said that invasives may become a threat to national biodiversity creating monocultures and killing off native species. Acacia dealbata is a classic example of this type of invasive weed in Portugal.

Dans son article, le Dr Marchante parle de quelques belles plantes introduites dans nos jardins qui s’en “sont échappées” pour devenir envahissantes et dominantes, Erigeron karvinskianus et lpomoea indica en étant deux exemples parmi d’autres. Elle précise que ces “invasives” peuvent devenir une menace pour la biodiversité nationale créant des monocultures et tuant les espèces indigènes. Acacia dealbata est un exemple classique de ce type de mauvaises herbes envahissantes au Portugal.

The European and Mediterranean Plant Protection organisation (EPPO) identifies nearly 100 ‘Invasive Alien Species’ requiring regulation. Reading through these lists I found many weeds that were familiar to me. Plants which I had grown to know and recognise during my career as a weed scientist or Mediterranean gardener including ragweed (Ambrosia artemisiifolia), mimosa (Acacia dealbata), pampas grass (Cortaderia selloana), cruel plant (Araujia sericifera), Jeruslem artichoke (Helianthus tuberosum), angel hair (Stipa tenuissima) and nutgrass (Cyperus esculentus and C. rotundus).

L’Organisation Européenne et Méditerranéenne pour la Protection des Plantes (OEPP) identifie près de 100 “espèces exotiques envahissantes” (IAS) qui exigent une réglementation. En lisant ces listes, j’ai trouvé de nombreuses mauvaises herbes qui m’étaient familières. Des mauvaises herbes que j’avais fait pousser pour les reconnaître et les observer durant ma carrière de scientifique travaillant sur les mauvaises herbes ou de jardinier méditerranéen telles que l’ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia), le mimosa d’hiver (Acacia dealbata), l’herbe de la pampa (Cortaderia selloana), “plante cruelle”, kapok ou porte-soie (Araujia sericifera), l’artichaut de Jérusalem ou topinambour (Helianthus tuberosus), les cheveux d’ange (Stipa tenuissima) ou le souchet (Cyperus esculentus et C. rotundus).

Ambrosia artemisiifolia
Preben K. Hansen EUPHRESCO project AMBROSIA 2008-09.
Ambrosia artemisiifolia by the roadside
Veronica Sarateanu

I became very familiar with ragweed (Ambrosia artemisiifolia), by 1967, long before it became an invasive. It was a plant which regularly turned up in my weed counts in various crop/weed experiments. It was never a dominant species but it was always present. ‘Ambroisie ‘ has been known in France as a living botanical specimen since 1870. Today it occurs in cultivated crops especially sunflowers, on headlands and on waste ground. It has exploded over the last 30 years, ironically often due to misguided policies such as ‘set-aside’ (fallow land) and the expansion of the subsidised sunflower crop. Today it is a seriously invasive weed in the Rhône valley, especially around Dijon and Lyons. The pollen is very allergenic and may account for all sorts of asthmatic problems. It is considered a serious health threat. In February 2013 the EC published a report ‘Assessing and controlling the spread and effects of common ragweed in Europe ‘. The reports runs to 456 pages for those who wish to read more!

L’ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia), m’était déjà très familière en 1967, bien avant qu’elle ne devienne envahissante. Je la retrouvait régulièrement dans les cultures de mauvaises herbes qui servaient à mes expériences. Jamais l’espèce dominante, mais toujours présente. L’«Ambroisie» était connue en France comme un spécimen botanique vivant depuis 1870. Aujourd’hui, on la trouve dans les cultures agricoles, en particulier de tournesols, sur les promontoires et dans les terrains vagues. Sa propagation a explosé au cours des 30 dernières années, souvent ironiquement en raison de politiques erronées telles que «mise en jachère» (jachère agricole) et l’expansion de la culture subventionnée du tournesol. Aujourd’hui c’est une mauvaise herbe gravement envahissante dans la vallée du Rhône, en particulier autour de Dijon et Lyon. Son pollen est très allergène, responsable de toutes sortes de problèmes d’asthme. Il est considéré comme une grave menace pour la santé. En Février 2013, la CE a publié un rapport «Évaluation et contrôle de la propagation de l’ambroisie en Europe et ses effets”. Le rapport comporte 456 pages pour les membres qui souhaitent en savoir plus!

Acacia dealbata

Mimosa flowers in January and February on the French Riviera. I was first aware of mimosa early in 1986 when it was offered for sale to raise money for charity. The bright yellow, heavily-scented flowers on offer were too good to refuse especially in a dark, northern European winter. It was only later, living in the south of France, that I saw the other side to this plant. Driving in the foothills of the Pyrénées, close to the coast at Perpignan, there are indigenous forests of oaks now being seriously challenged by Acacia dealbata. This invasive tree is slowly colonising the south of France.

Le mimosa d’hiver commence à fleurir en Janvier et Février sur la Côte d’Azur. J’ai eu mon premier contact avec le mimosa début 1986 lorsqu’il m’a été offert d’en acheter dans le cadre d’une récolte de fonds pour une oeuvre caritative. Jaune vif, aux fleurs très parfumées, l’offre étaient trop belle pour la refuser, en particulier au coeur du sombre hiver nord-européen. C’est seulement plus tard en vivant dans le sud de la France que j’ai vu le revers de cette plante. Répandue sur les contreforts des Pyrénées près de la côte perpignanaise, des forêts indigènes de chênes sont aujourd’hui sérieusement concurrencées par Acacia dealbata. Cet arbre envahissant est en train de coloniser tout le sud de la France.

Cortaderia selloana
…invading urban and rural sites
…envahissant des sites urbains et ruraux

Pampas grass (Cortaderia selloana) was introduced to Europe in about 1874 where it remained ‘quiet’ until perhaps twenty years ago. Up to this time plants were propagated by division. Seed production was limited since female plants were often found on one plant while bisexual flowers were found on another. Californian growers searching for shorter plants and showier plumes started making selections from plants grown from seed. The result was more female plants with showier plumes and an increase in the production of viable wind borne seed. In 2006 we held the MGS AGM at Uzès. On an excursion we passed several isolated tussocks of pampas grass growing close to the town of Tarascon in the Rhône Valley. These were pointed out to members. Grasses produce thousands of wind-borne seeds and pampas grass is no exception. Seeds will disperse down railroad tracks and motorways borne on the wind of passing vehicles. The occasional pampas grass is now common on the Camargue, the delta marsh of the Rhône river and home to flamingos, wild birds, toros and wild white horses.

L’herbe de la pampa (Cortaderia selloana) a été introduite en Europe vers 1874 où elle s’est tenue “tranquille”. Il y a une vingtaine d’années environ, ces plantes se sont propagées par division. Jusque là, la production de semences était limitée puisque les graines femelles se trouvaient souvent sur certains plants alors que les bisexuelles se trouvaient sur d’autres. Des producteurs californiens à la recherche de plantes plus courtes aux panaches plus voyants ont commencé à faire des sélections de plants cultivés à partir de graines. Il en résulta un nombre croissant de plants femelles au panache plus voyant, ce qui accrut la production de semences viables transportées par le vent. En 2006, nous avons tenu l’assemblée générale annuelle du MSG à Uzès. Lors d’une excursion nous avons vu plusieurs touffes isolées d’herbe de la pampa de plus en plus près de la ville de Tarascon dans la vallée du Rhône. Elles ont été remarquées par les membres. Les graminées produisent des milliers de graines transportés par le vent et l’herbe de la pampa ne fait pas exception. Les graines se dispersent le long des voies ferrées et des autoroutes, portées par les courants d’air produit par les véhicules. Initialement assez rare, l’herbe de la pampa est maintenant assez commune en Camargue, dans le delta du Rhône et dans les marais, habitat les flamants, oiseaux sauvages, taureaux et chevaux blancs sauvages.

Araujia sericifera

The aptly named ‘cruel plant’, Araujia sericifera, is a sprawling vigorous vine which I used to grow over a pergola in the Languedoc. I bought it at a famous local nursery since it seemed to fit my requirements: excellent shade, plenty of seasonal interest, quick growing, very perfumed white or pale pink flowers, large pear shaped fruits and the occasional trapped moth for added interest. It turned out to be a plant too far. The milky sap was irritating, it attracted an orange aphid which produced an abundance of sticky honeydews, it grew at an alarming rate and produced fluffy, winged seeds which blew around the garden on the wind, of which we have plenty in the Midi. I can confirm that the seeds are wind-dispersed. It was the following year that I started to see small seedlings springing up in the courtyard garden. These I pulled up, or hoed out. In 2002 I decided that it was a potentially invasive ‘alien’ that should not be encouraged. In 2012 the EPPO classified Araujia sericifera as a ‘potential invader’ in France, Greece, Israel, Portugal and Spain.

Le bien nommée plante cruelle, Araujia sericifera, est une liane tentaculaire vigoureuse que j’ai fait pousser sur une pergola dans le Languedoc. Je l’avais achetée dans une célèbre pépinière locale, car elle semblait correspondre à mes besoins : ombrage excellent, beaucoup d’agréments saisonniers, croissance rapide, fleurs blanches ou rose pâle très parfumées, de grands fruits en forme de poire et parfois, surplus d’intérêt, un piège occasionnel à papillon. Ce plan s’est avéré “aller trop loin”. Sa sève laiteuse était irritante, il attirait une foule pucerons orange qui produisaient en abondance des miellées collantes, il grandissait à une rapidité alarmante et produisait une nuée de graines volatiles qui se sont disséminées dans tout le jardin avec vent dont nous bénéficions grandement dans le Midi. Je peux donc confirmer que les graines se dispersent bien avec le vent. L’année suivante, j’ai commencé à voir des petits plants jaillir jusque dans la cour du jardin. Celles-ci, je les ai arrachées. En 2002, j’ai décidé que c’était une «étrangère» potentiellement envahissante qui ne devrait pas être encouragée. En 2012, l’OEPP classait l’araujia dans les “envahisseurs potentiels” en France, en Grèce, en Israël, au Portugal et en Espagne.

Helianthus tuberosus
Helianthus tuberosus invading the countryside
Veronica Sarateanu

Jerusalem artichoke (Helianthus tuberosus) is a popular root vegetable grown in France where the tuber is known as topinambour. Every kitchen garden has two or three rows and I’ve often wondered why. Jerusalem artichokes are easy to spot as you drive through France. The plants look like stretched sunflowers, 1 to 2 metres tall, with single yellow flowers. The tuber was used as animal feed until the end of the last century and only then became popular as a vegetable for human consumption. When I told my neighbour I was about to plant topinambour he advised against it, saying that it would become a weed which would stay with me for the rest of my life. The smallest piece of tuber left behind after harvest would re-root to produce more tubers and another crop. Does this account for its presence in French gardens? The question then becomes, are we looking at a weed or a crop each time we see topinambour in France, or are they one and the same thing? The EPPO listed H. tuberosus in 2004.

L’Artichaut de Jérusalem (Helianthus tuberosus) est un légume racine populaire cultivé en France dont le tubercule est connu sous le nom de topinambour. Chaque potager en possède deux ou trois lignes et je me suis souvent demandé pourquoi. Les topinambours sont faciles à repérer un peu partout à travers la France. Les plantes ressemblent à de fins tournesols, 1 à 2 mètres de haut avec des fleurs jaunes simples. Le tubercule était utilisé pour l’alimentation animale jusqu’à la fin du siècle dernier et c’est seulement alors qu’il a également été dédié à la consommation humaine. Quand j’ai dit à mon voisin que je m’apprêtais à planter du topinambour il me l’a déconseillé, disant que “ça deviendrait une mauvaise herbe qui m’accompagnerait le reste de ma vie”. Le plus petit morceau de tubercule laissé en terre après récolte reprend racine pour produire plus de tubercules et une nouvelle culture. Est-ce la raison de sa présence dans les jardins français? La question devient alors regardons-nous une mauvaise herbe ou une culture chaque fois que nous voyons un topinambour en France ou sont-elles une seule et même chose? L’ OEPP a listé l’helianthus tuberosus en 2004.

Stipa tenuissima looks good in a group…
Stipa tenuissima a l’air bon dans un groupe.

There are many popular names for Stipa tenuissima including angel hair, Mexican feather grass and pony tail grass. I remember seeing this grass for sale in 2007 and I bought plants in 2008, (I still have the bill), probably when grasses became main-stream. I usually plant in groups of three or more often buying a large mother-plant which I then divide with the help of a knife, secateurs or a spade depending on the species. I remember the plant was tough and dry. The plants were planted in two clumps and I soon noticed a small plant appearing, downwind perhaps, and then another and another. It was pretty obvious that here was another plant with invasive characteristics. If new plants are produced so easily, what will the final result be, especially since stipa is now being widely planted in urban landscapes? Three stipa species including S. tenuissima were added to the EPPO ‘alert’ list in 2009. All are considered to be potential invaders in France and Italy.

… but self-seeds easily
… mais se resème facilement

Il y a beaucoup de noms populaires pour Stipa tenuissima y compris cheveux d’ange, plume, herbe mexicaine ou herbe queue de cheval. Je me souviens avoir vu cette herbe à la vente en 2007 et j’en ai acheté des plants en 2008 (j’ai encore la facture) probablement lorsque les herbes sont devenues à la mode. Je plante généralement en groupes de trois ou plus, achetant souvent une grande plante-mère que je divise ensuite à l’aide d’un couteau, bêche ou sécateur selon les espèces. Je me souviens que cette plante était dure et sèche. Je l’ai plantée en deux touffes et j’ai vite remarqué les petites pousses apparaitre (étaient-elles dans un courant d’air?) et puis un autre et un autre. Il était assez évident que j’avais affaire une nouvelle plante aux caractéristiques envahissantes. Si de nouvelles plantes sont produites si facilement, qu’en sera le résultat final en particulier maintenant que la stipa est largement plantée dans les paysages urbains? Trois espèces de stipa dont Stipa tenuissima ont été ajoutées à la liste «alerte» de l’OEPP en 2009. Toutes sont considérées comme “envahisseurs potentiels” en France et en Italie.

Cyperus esculentus
Blahedo (Own work)
[CC-BY-SA-2.5 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5)]
Cyperus rotundus

I have worked with both, yellow and purple nutgrass, in many crops in many countries. Yellow nutgrass occurs almost as a monoculture in several crops especially maize in East and South Africa. It is one of the world’s most serious weeds largely due to the use of herbicides which are selective to these species. Fortunately I have never experienced nutgrass as a garden weed. I am not quite sure how I would manage, perhaps using solar heating (solarisation) in small areas. Cyperus esculentus was added to the EPPO list of alien invasives in 2004. It is a common weed especially in agricultural crops throughout the Mediterranean basin.

J’ai travaillé avec Cyperus esculentus et C. rotundus, respectivement souchet jaune et souchet pourpre, dans de nombreuses cultures, dans de nombreux pays. Le souchet jaune se comporte presque comme une monoculture dans plusieurs cultures de maïs, en particulier en Afrique de l’Est et du Sud. C’est une des mauvaises herbes les plus répandues dans le monde, son développement étant dû en grande partie à l’utilisation d’herbicides sélectifs sur les espèce. Heureusement, je n’ai jamais introduit de souchet comme plante de jardin d’ornement. Je ne sais pas trop comment je m’en serais sorti, peut-être en utilisant le chauffage solaire (la solarisation) sur de petites zones. Cyperus esculentus a été ajoutée à la liste des espèces exotiques envahissantes de l’OEPP en 2004. C’est une mauvaise herbe commune, en particulier dans les cultures agricoles dans tout le bassin méditerranéen.

Invasive plants often exhibit similar characteristics such as: very many, small seeds with long viability, dispersion by wind, seeds which are attractive to birds, plants which compete well, perhaps an absence of natural predators. Invasive weeds should be treated very seriously. An example is Acacia dealbata which has become a monoculture in some areas of Portugal, completely destroying the local flora and fauna. To put things into perspective there are 3300 native plants in Portugal, 670 alien species and 40 invasive species.

Les mauvaises herbes envahissantes présentent souvent des caractéristiques similaires : de très nombreuses petites graines à longue viabilité, très compétitives, la dispersion par le vent, des graines peut-être attirantes pour les oiseaux, l’absence probable de prédateurs naturels. Les mauvaises herbes envahissantes doivent être considérées très sérieusement. Un exemple est Acacia dealbata au Portugal qui est devenue une monoculture dans certaines régions détruisant complètement la flore et la faune locales. Pour mettre les choses en perspective, il existe 3300 plantes indigènes au Portugal, 670 espèces exotiques et 40 espèces envahissantes.

Educating the public about plant choice is an area where members of societies like Mediterranean Gardening France could be taking a lead. The message is simple – eliminate known invasives and prevent the introduction of new ones.

Éduquer le public sur les choix plantes est un domaine dans lequel la Méditerranean Gardening France peut prendre une part active. Notre message est simple “éliminer toutes les plantes envahissantes et prévenir l’introduction de nouvelles espèces.

It is worth mentioning that there is a school of thought among some scientists that the benefits and harm to biodiversity, human health and the economy from invasive species should be better understood. We can expect further invasive species as a result of global warming. To-date attempts to eradicate them have been very expensive and generally ineffective. The best solution may be to learn to live with them.

Il est à noter qu’il existe une école de pensée parmi certains scientifiques selon laquelle les avantages et méfaits des espèces envahissantes sur la biodiversité, la santé humaine et l’économie doivent être mieux compris. En outre, on peut s’attendre à l’accroissement de ces espèces avec le réchauffement climatique. A ce jour on a tenté de les éliminer mais les moyens mis en œuvre ont été couteux et généralement inefficaces. La meilleure solution reste peut-être “d’apprendre à vivre avec…”

Listen here to Dr. Elizabete Marchante of the University of Coimbra speaking about invasive plants at a conference organised by our partner Mediterranean Gardening Portugal in 2013.

Ecoutez ici la Dr. Elizabete Marchante de l’Université de Coimbre qui parle au sujet des plantes envahissantes à une conférence organisée par notre partenaire Mediterranean Gardening Portugal en 2013.

Text: David Bracey
Photographs (unless otherwise stated): David Bracey & Christine Daniels

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Autumn Colour / Couleurs d’automne

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We tend to think that the best autumn colour is found in climates colder than those found in the Mediterranean Basin. However this year autumn colour in the Gard has been exceptional. There is a planting of Pistacia terebinthus at the Pont du Gard which is now maturing with plants at least 4 – 5 m tall. They are spectacular with red-hot flaming colours. Unfortunately I have been unable to find parking close enough which would allow me to photograph them.

On a tendance à penser que les meilleures couleurs automnales se trouvent dans des zones à climat plus froid que celui du bassin méditerranéen. Pourtant cette année les couleurs automnales dans le Gard ont été exceptionnelles. Au Pont du Gard se trouve une plantation de Pistacia terebinthus qui arrive à maturité et dont les arbres ont au moins 4 à 5 m de hauteur. Leur couleur rouge ardent flamboyant est magnifique. Malheureusement, je n’ai pas pu me garer assez près pour me permettre de prendre une photo

The kaki tree Diospyros kaki never fails to impress. Dark brown to orange foliage with hanging orange persimmon fruits to add winter interest. The smoke tree Cotinus coggygria is another autumn winner with leaves turning red brown to orange.

Le plaqueminier Diospyros kaki est toujours impressionnant. Son feuillage qui varie de brun foncé à orange et ses fruits pendants de couleur orange égayent l’hiver. Egalement sensationnel en hiver est l’arbre à perruque Cotinus coggygria, dont les feuilles virent du brun-rouge à orange.

Pistacia terebinthus in Uzès
Autumn foliage of Diospyros kaki
Cotinus coggygria

The wild plant Euonymus europaeus, or spindle tree, which is the overwintering host for many aphid species, turns red at this time of the year. It is rarely planted in the garden. Euonymus alatus is smaller, with vivid red leaves.

Les feuilles de l’arbuste sauvage Euonymus europaeus, ou fusain d’Europe, virent au rouge en cette saison. Il héberge de nombreuses espèces de puceron pendant l’hiver. Il est rare de le trouver dans les jardins. Euonymus alatus est plus petit, avec des feuilles rouge vif.

Other plants for autumn colour include many of the variegated elaeagnus species. Other favourites of mine are: Nandina domestica, one of the few plants with twelve months’ interest: the creeping Ceratostigma plumbaginoides, with blue flowers; and the versatile Abelia grandiflora.

De nombreuses espèces panachées d’élaeagnus nous offrent de belles couleurs en automne. Parmi mes autres plantes préférées se trouvent: Nandina domestica qui présente de l’intérêt pendant toute l’année : le rampant Ceratostigma plumbaginoides aux fleurs bleues; et Abelia grandiflora dont la versatilité n’est plus à prouver.

Euonymus europaeus ‘Red Cascade’
Nandina domestica
A carpet of Ceratostigma plumgaginoides
turning colour under boules of teucrium and box.
Un tapis de Ceratostigma plumbaginoides
qui change de couleur sous des boules de teucrium et de buis.

Cotoneasters and pyracanthas are a riot of red berries this year.

Les cotonéasters et les pyracanthas nous offrent une débauche de couleurs cette année.

Cotoneaster lacteus
Pyracantha with Sternbergia lutea

But what causes autumn colours? As days shorten and temperatures drop the various green chlorophylls in the leaf begin to metabolise to coloured pigments such as red anthocyanins, orange beta-carotene and yellow xanthophylls. This produces the colour change. In the North it may be a frost which triggers the colour change but frosts are rare at this time of the year in the Gard. Rather I suspect that this year it is the mild temperatures and the slow metabolism which have lasted over several weeks which is exaggerating autumn colours.

Mais quelle est la cause de ces couleurs automnales ? Quand les jours se raccourcissent et les températures chutent, les différentes chlorophylles vertes dans chaque feuille commencent à se transformer par le métabolisme en pigments colorés, tels que les anthocyanes rouges, le bêta-carotène orange et les xanthophylles jaunes. Le changement de couleur en est le résultat. Au Nord, c’est parfois une gelée qui déclenche ce changement de couleur. Mais les gelées sont rares dans le Gard à cette saison. Donc je soupçonne que cette année, les couleurs d’automne ont été amplifiées par les températures relativement élevées et la lenteur du métabolisme, qui ont duré plusieurs semaines.

Text / texte: David Bracey
Photos: David Bracey / MGF photo library

I agree with David that we don’t talk enough about the beauty of autumn leaves and berries in Mediterranean France. The countryside in the Vaucluse glows in November as the leaves on the vines go through their colour changes. The photograph at the top of this article, taken by Guy Cheeseman, is the view from his terrace with the spires of Carpentras and the Montagne du Lubéron in the background.

Je suis d’accord avec David que nous ne soulignons pas suffisamment la beauté du feuillage et des baies en automne en France méditerranéenne. Le paysage de la Vaucluse flamboie en novembre, grâce au changement de couleur des feuilles des vignes. La photo en haut de cet article, prise par Guy Cheeseman, montre le panorama devant sa terrasse, avec les clochers de Carpentras et la Montagne du Lubéron en arrière-plan.

In the first picture below, taken in my garden at the end of October, the colours of Cotinus coggygria ‘Grace’ zing out from the surrounding greens and greys. In the second picture, the trees with red foliage are Lagerstroemia indica. The shrub with lime green leaves is a just-starting-to-turn Punica granatum.

La première des deux photos ci-dessous, prise dans mon jardin à la fin d’octobre, montre les couleurs éclatantes de Cotinus coggyria ‘Grace’ parmi les gris et les verts environnants. Dans la deuxième photo, c’est les Lagerstroemia indica qui montrent leur feuillage rouge. L’arbuste aux feuilles vert jaune est un Punica granatum sur le point de changer de couleur.

Punica granatum, the pomegranate bush, also provides a great display of colourful fruit, first set against a background of leaves, and later in the year, baubles on naked branches.

Punica granatum, le grenadier, nous offre également un spectacle splendide de fruits colorés, d’abord en contraste avec les feuilles et plus tard dans l’année, comme des boules de Noël sur des branches nues.

Other colourful autumn notes spotted in Provençal gardens: the red leaves of climber Parthenocissus quinquefolia toning well with the flowers of Epilobium canum and Salvia microphylla in Guy and Mairi Cheeseman’s garden; and the fern-like orange leaves of Rhus typhina ‘Dissecta’ at La Louve in Bonnieux.

Les jardins provençaux nous offrent d’autres variations sur les couleurs : les feuilles rouges du grimpant Parthenocissus quinquefolia qui s’harmonisent bien avec les fleurs d’Epilobium canum et de Salvia microphylla dans le jardin de Guy et Mairi Cheeseman ; et les feuilles oranges, semblables à celles de la fougère, de Rhus typhina ‘Dissecta’ à La Louve à Bonnieux.

Text / texte: Christine Daniels
Photos: Guy Cheeseman / Christine Daniels

Deciduous trees and shrubs taking on autumn colour in my garden now are: Acer monspessulanum, Acer campestre, Amelanchier canadensis, Pistacia terebinthus, Sorbus domestica and Abelia x grandiflora.

Des arbres et arbustes à feuilles caduques qui se parent de couleur automnale dans mon jardin en ce moment : Acer monspessulanum, Acer campestre, Amelanchier canadensis, Pistacia terebinthus, Sorbus domestica et Abelia x grandiflora.

Acer campestre
Amelanchier canadensis
Sorbus domestica

Heteromeles arbutifolia is a shrub that deserves to be better known. It comes from California and is winter and drought hardy here, with white flowers in May and red fruits in autumn until the blackbirds finish them off! Zanthoxylum simulans, the Szechuan Pepper, needs some summer irrigation but is an interesting plant. The peppercorns are the seed casing rather than the actual seed.

Heteromeles arbutifolia est un arbuste qui mérite d’être mieux connu. Il provient de la Californie, est résistant au froid et à la sécheresse et se pare de fleurs blanches en mai et de fruits rouges en automne, les derniers très prisés des merles! Zanthoxylum simulans, le poivrier du Sichuan, a besoin d’un peu d’arrosage en été mais a beaucoup d’intérêt pour les jardiniers. On utilise seulement les fruits débarrassés de leurs graines noires.

Heteromeles arbutifolia

Autumn colour also comes from plants like sages, still in flower after a long flowering season and plants which come into flower in November such as Tagetes lemmonii and Dahlia imperialis, though these flowers will disappear after the first severe frost. Then we will be left with fruits and berries and winter flowering plants such as Clematis cirrhosa.

Zanthoxylum simulans

Des couleurs automnales proviennent également de plantes telles que les sauges, toujours en fleurs après une longue floraison, et Tagetes lemmonii et Dahlia imperialis, qui commencent à fleurir en novembre et continuent jusqu’aux premières gelées sévères. Après il nous restera les fruits et les baies et en plus les plantes qui s’épanouissent en hiver, comme le Clematis cirrhosa.

Tagetes lemmonii

Texte / photos: Gill Pound
Traduction: Michèle Bailey

Clematis cirrhosa var purpurascens ‘Freckles’

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Wild orchids in our gardens

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This article originally appeared on the Hortus website and can be read in French here.
La version originale de cet article se trouve sur le site web de Hortus ici.

Wild orchids are found in most parts of the world, and grow in great numbers all around the Mediterranean.

Their rosettes begin to appear in our gardens at the onset of winter. If we remember where the orchids have previously grown, and discover that they are emerging in new places, we can enjoy following their progress through the season and try to guess where they will appear next. They often choose to settle beside paths and passageways. Here they find stable ground, the right amount of sunlight and not much competition from other plants.

It helps to remember where they have appeared previously as they may inadvertently be trodden on or otherwise damaged when they next reappear. When seen from above wild orchids may seem small, but their delicate beauty is revealed once one kneels down – a boon for the keen photographer!

In our garden, the first to flower in February is Himantoglossum robertianum, strong and fleshy. It only made a single fleeting appearance however, in a particularly prolific year, after which it has declined to re-emerge.

Himantoglossum robertianum

The next to flower, from March to June, are Ophrys exalta subsp. marzuola, Ophrys arachniformis, Ophrys scolopax , Ophrys litigiousa, Ophrys lutea, Anacamptis pyramidalis, Cephalantera longifolia and Cephalantera rubra. Epipactis helleborine brings the season to a close.

Ophrys exalta subsp. marzuola

Ophrys arachniformis
Ophrys scolopax
Anacamptis pyramidalis
Cephalantera rubra
Ophrys lutea
Cephalantera longifolia
Epipactis helleborine

Our house is therefore surrounded by a small sample of the 75 species, or taxons, of orchids identified as growing in the Hérault. As soon as our orchids appear, we know that it is time to search for their cousins further afield.

So-called ‘botanical’ orchids are in fact native wild flowers. They spread thanks to the vagaries of the wind, of insects, birds and human activity. They settle in places which suit them best. They multiply when they feel comfortable and ‘forget’ to flower when the weather has been inclement.

They disappear completely if the right conditions such as soil, sunlight or humidity have not been met, or when there has been too much competition from other plants, or inadequate pollination. Being extremely sensitive, orchids are often killed by human activity. They are, however, resilient, sensitive, mobile and opportunistic, and will happily settle in the urban or rural wastelands much loved by Gilles Clément (cf : Le Tiers Paysage). Indeed, around us there is not much left of their original habitat.

Don’t try to domesticate them, as they won’t give in…..they are wild!

Limodorum abortivum emerging, like purple asparagus
Limodorum abortivum in flower

Text and photos : Hubert Nivière
Translation into English: Nanouk Pelen

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