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Mediterranean Gardening France

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Autumn Colour / Couleurs d’automne

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We tend to think that the best autumn colour is found in climates colder than those found in the Mediterranean Basin. However this year autumn colour in the Gard has been exceptional. There is a planting of Pistacia terebinthus at the Pont du Gard which is now maturing with plants at least 4 – 5 m tall. They are spectacular with red-hot flaming colours. Unfortunately I have been unable to find parking close enough which would allow me to photograph them.

On a tendance à penser que les meilleures couleurs automnales se trouvent dans des zones à climat plus froid que celui du bassin méditerranéen. Pourtant cette année les couleurs automnales dans le Gard ont été exceptionnelles. Au Pont du Gard se trouve une plantation de Pistacia terebinthus qui arrive à maturité et dont les arbres ont au moins 4 à 5 m de hauteur. Leur couleur rouge ardent flamboyant est magnifique. Malheureusement, je n’ai pas pu me garer assez près pour me permettre de prendre une photo

The kaki tree Diospyros kaki never fails to impress. Dark brown to orange foliage with hanging orange persimmon fruits to add winter interest. The smoke tree Cotinus coggygria is another autumn winner with leaves turning red brown to orange.

Le plaqueminier Diospyros kaki est toujours impressionnant. Son feuillage qui varie de brun foncé à orange et ses fruits pendants de couleur orange égayent l’hiver. Egalement sensationnel en hiver est l’arbre à perruque Cotinus coggygria, dont les feuilles virent du brun-rouge à orange.

Pistacia terebinthus in Uzès
Autumn foliage of Diospyros kaki
Cotinus coggygria

The wild plant Euonymus europaeus, or spindle tree, which is the overwintering host for many aphid species, turns red at this time of the year. It is rarely planted in the garden. Euonymus alatus is smaller, with vivid red leaves.

Les feuilles de l’arbuste sauvage Euonymus europaeus, ou fusain d’Europe, virent au rouge en cette saison. Il héberge de nombreuses espèces de puceron pendant l’hiver. Il est rare de le trouver dans les jardins. Euonymus alatus est plus petit, avec des feuilles rouge vif.

Other plants for autumn colour include many of the variegated elaeagnus species. Other favourites of mine are: Nandina domestica, one of the few plants with twelve months’ interest: the creeping Ceratostigma plumbaginoides, with blue flowers; and the versatile Abelia grandiflora.

De nombreuses espèces panachées d’élaeagnus nous offrent de belles couleurs en automne. Parmi mes autres plantes préférées se trouvent: Nandina domestica qui présente de l’intérêt pendant toute l’année : le rampant Ceratostigma plumbaginoides aux fleurs bleues; et Abelia grandiflora dont la versatilité n’est plus à prouver.

Euonymus europaeus ‘Red Cascade’
Nandina domestica
A carpet of Ceratostigma plumgaginoides
turning colour under boules of teucrium and box.
Un tapis de Ceratostigma plumbaginoides
qui change de couleur sous des boules de teucrium et de buis.

Cotoneasters and pyracanthas are a riot of red berries this year.

Les cotonéasters et les pyracanthas nous offrent une débauche de couleurs cette année.

Cotoneaster lacteus
Pyracantha with Sternbergia lutea

But what causes autumn colours? As days shorten and temperatures drop the various green chlorophylls in the leaf begin to metabolise to coloured pigments such as red anthocyanins, orange beta-carotene and yellow xanthophylls. This produces the colour change. In the North it may be a frost which triggers the colour change but frosts are rare at this time of the year in the Gard. Rather I suspect that this year it is the mild temperatures and the slow metabolism which have lasted over several weeks which is exaggerating autumn colours.

Mais quelle est la cause de ces couleurs automnales ? Quand les jours se raccourcissent et les températures chutent, les différentes chlorophylles vertes dans chaque feuille commencent à se transformer par le métabolisme en pigments colorés, tels que les anthocyanes rouges, le bêta-carotène orange et les xanthophylles jaunes. Le changement de couleur en est le résultat. Au Nord, c’est parfois une gelée qui déclenche ce changement de couleur. Mais les gelées sont rares dans le Gard à cette saison. Donc je soupçonne que cette année, les couleurs d’automne ont été amplifiées par les températures relativement élevées et la lenteur du métabolisme, qui ont duré plusieurs semaines.

Text / texte: David Bracey
Photos: David Bracey / MGF photo library

I agree with David that we don’t talk enough about the beauty of autumn leaves and berries in Mediterranean France. The countryside in the Vaucluse glows in November as the leaves on the vines go through their colour changes. The photograph at the top of this article, taken by Guy Cheeseman, is the view from his terrace with the spires of Carpentras and the Montagne du Lubéron in the background.

Je suis d’accord avec David que nous ne soulignons pas suffisamment la beauté du feuillage et des baies en automne en France méditerranéenne. Le paysage de la Vaucluse flamboie en novembre, grâce au changement de couleur des feuilles des vignes. La photo en haut de cet article, prise par Guy Cheeseman, montre le panorama devant sa terrasse, avec les clochers de Carpentras et la Montagne du Lubéron en arrière-plan.

In the first picture below, taken in my garden at the end of October, the colours of Cotinus coggygria ‘Grace’ zing out from the surrounding greens and greys. In the second picture, the trees with red foliage are Lagerstroemia indica. The shrub with lime green leaves is a just-starting-to-turn Punica granatum.

La première des deux photos ci-dessous, prise dans mon jardin à la fin d’octobre, montre les couleurs éclatantes de Cotinus coggyria ‘Grace’ parmi les gris et les verts environnants. Dans la deuxième photo, c’est les Lagerstroemia indica qui montrent leur feuillage rouge. L’arbuste aux feuilles vert jaune est un Punica granatum sur le point de changer de couleur.

Punica granatum, the pomegranate bush, also provides a great display of colourful fruit, first set against a background of leaves, and later in the year, baubles on naked branches.

Punica granatum, le grenadier, nous offre également un spectacle splendide de fruits colorés, d’abord en contraste avec les feuilles et plus tard dans l’année, comme des boules de Noël sur des branches nues.

Other colourful autumn notes spotted in Provençal gardens: the red leaves of climber Parthenocissus quinquefolia toning well with the flowers of Epilobium canum and Salvia microphylla in Guy and Mairi Cheeseman’s garden; and the fern-like orange leaves of Rhus typhina ‘Dissecta’ at La Louve in Bonnieux.

Les jardins provençaux nous offrent d’autres variations sur les couleurs : les feuilles rouges du grimpant Parthenocissus quinquefolia qui s’harmonisent bien avec les fleurs d’Epilobium canum et de Salvia microphylla dans le jardin de Guy et Mairi Cheeseman ; et les feuilles oranges, semblables à celles de la fougère, de Rhus typhina ‘Dissecta’ à La Louve à Bonnieux.

Text / texte: Christine Daniels
Photos: Guy Cheeseman / Christine Daniels

Deciduous trees and shrubs taking on autumn colour in my garden now are: Acer monspessulanum, Acer campestre, Amelanchier canadensis, Pistacia terebinthus, Sorbus domestica and Abelia x grandiflora.

Des arbres et arbustes à feuilles caduques qui se parent de couleur automnale dans mon jardin en ce moment : Acer monspessulanum, Acer campestre, Amelanchier canadensis, Pistacia terebinthus, Sorbus domestica et Abelia x grandiflora.

Acer campestre
Amelanchier canadensis
Sorbus domestica

Heteromeles arbutifolia is a shrub that deserves to be better known. It comes from California and is winter and drought hardy here, with white flowers in May and red fruits in autumn until the blackbirds finish them off! Zanthoxylum simulans, the Szechuan Pepper, needs some summer irrigation but is an interesting plant. The peppercorns are the seed casing rather than the actual seed.

Heteromeles arbutifolia est un arbuste qui mérite d’être mieux connu. Il provient de la Californie, est résistant au froid et à la sécheresse et se pare de fleurs blanches en mai et de fruits rouges en automne, les derniers très prisés des merles! Zanthoxylum simulans, le poivrier du Sichuan, a besoin d’un peu d’arrosage en été mais a beaucoup d’intérêt pour les jardiniers. On utilise seulement les fruits débarrassés de leurs graines noires.

Heteromeles arbutifolia

Autumn colour also comes from plants like sages, still in flower after a long flowering season and plants which come into flower in November such as Tagetes lemmonii and Dahlia imperialis, though these flowers will disappear after the first severe frost. Then we will be left with fruits and berries and winter flowering plants such as Clematis cirrhosa.

Zanthoxylum simulans

Des couleurs automnales proviennent également de plantes telles que les sauges, toujours en fleurs après une longue floraison, et Tagetes lemmonii et Dahlia imperialis, qui commencent à fleurir en novembre et continuent jusqu’aux premières gelées sévères. Après il nous restera les fruits et les baies et en plus les plantes qui s’épanouissent en hiver, comme le Clematis cirrhosa.

Tagetes lemmonii

Texte / photos: Gill Pound
Traduction: Michèle Bailey

Clematis cirrhosa var purpurascens ‘Freckles’

Wild orchids in our gardens

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This article originally appeared on the Hortus website and can be read in French here.
La version originale de cet article se trouve sur le site web de Hortus ici.

Wild orchids are found in most parts of the world, and grow in great numbers all around the Mediterranean.

Their rosettes begin to appear in our gardens at the onset of winter. If we remember where the orchids have previously grown, and discover that they are emerging in new places, we can enjoy following their progress through the season and try to guess where they will appear next. They often choose to settle beside paths and passageways. Here they find stable ground, the right amount of sunlight and not much competition from other plants.

It helps to remember where they have appeared previously as they may inadvertently be trodden on or otherwise damaged when they next reappear. When seen from above wild orchids may seem small, but their delicate beauty is revealed once one kneels down – a boon for the keen photographer!

In our garden, the first to flower in February is Himantoglossum robertianum, strong and fleshy. It only made a single fleeting appearance however, in a particularly prolific year, after which it has declined to re-emerge.

Himantoglossum robertianum

The next to flower, from March to June, are Ophrys exalta subsp. marzuola, Ophrys arachniformis, Ophrys scolopax , Ophrys litigiousa, Ophrys lutea, Anacamptis pyramidalis, Cephalantera longifolia and Cephalantera rubra. Epipactis helleborine brings the season to a close.

Ophrys exalta subsp. marzuola

Ophrys arachniformis
Ophrys scolopax
Anacamptis pyramidalis
Cephalantera rubra
Ophrys lutea
Cephalantera longifolia
Epipactis helleborine

Our house is therefore surrounded by a small sample of the 75 species, or taxons, of orchids identified as growing in the Hérault. As soon as our orchids appear, we know that it is time to search for their cousins further afield.

So-called ‘botanical’ orchids are in fact native wild flowers. They spread thanks to the vagaries of the wind, of insects, birds and human activity. They settle in places which suit them best. They multiply when they feel comfortable and ‘forget’ to flower when the weather has been inclement.

They disappear completely if the right conditions such as soil, sunlight or humidity have not been met, or when there has been too much competition from other plants, or inadequate pollination. Being extremely sensitive, orchids are often killed by human activity. They are, however, resilient, sensitive, mobile and opportunistic, and will happily settle in the urban or rural wastelands much loved by Gilles Clément (cf : Le Tiers Paysage). Indeed, around us there is not much left of their original habitat.

Don’t try to domesticate them, as they won’t give in…..they are wild!

Limodorum abortivum emerging, like purple asparagus
Limodorum abortivum in flower

Text and photos : Hubert Nivière
Translation into English: Nanouk Pelen

Mimosa – the silver wattle ou l’acacia argenté

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I last wrote that all plants should have as many points of interest as possible. Acacia dealbata or ‘mimosa’ as it is called on the Riviera, is the exception, but it is the gaudiest flower found in France. Mimosa flowers in the middle of winter when there is nothing else in the garden and it has only one point of interest, but what a point! The bright yellow, fragrant pompom cascades of flowers announce the arrival of spring and are part of the romance of the Côte d’Azur.

J’ai écrit dernièrement que toute plante devrait présenter autant d’aspects intéressants qu’il est possible d’en imaginer. Acacia dealbata – ou le “mimosa” comme on l’appelle sur la Côte d’Azur – déroge à cette règle, mais elle est sans doute la plante la plus tape-à-l’œil que l’on puisse trouver en France. Le mimosa fleurit au cœur de l’hiver quand il n’y a rien d’autre dans le jardin; il ne présente qu’un seul atout – mais quel atout ! – ses cascades de fleurs jaune vif parfumées qui annoncent l’arrivée du printemps et font partie intégrante de la romance de la Côte d’Azur.

According to popular literature, A. dealbata was the first mimosa to arrive in France, brought from Australia by Captain Cook in the 18th century. It eventually became a must-have garden plant for the great and good living around Cannes, where the conditions were similar to those found in South Australia. It was a very successful introduction. By the late 19th century, plants had already colonised the Esterel and Tanneron massifs, close to Cannes, where the soils are slightly acidic, which favours growth. To-day it is considered an invasive species, hugging the coastline from Menton to the foothills of the Pyrénées.

Dans la littérature populaire, Acacia dealbata serait le premier mimosa introduit en France, rapporté par le capitaine Cook au XVIIIe siècle. Cette espèce ne tarda pas à devenir une plante incontournable pour les riches propriétaires de belles villas autour de Cannes, où les conditions climatiques étaient similaires à celles que l’on trouve en Australie du Sud. Cette introduction fut un grand succès. Vers la fin du XIXe siècle, ces plantes avaient réussi à s’installer sur les massifs de l’Esterel et du Tanneron près de Cannes où le sol, légèrement acide, favorise leur croissance. Aujourd’hui on considère le mimosa comme invasif puisqu’il a colonisé le littoral méditerranéen de Menton jusqu’aux contreforts des Pyrénées.

A paper published in 2008 by Kull* et al. throws doubt on the fact that A.dealbata was the first acacia in France. The sweet acacia, A. farnesiana, was already growing in Provence by 1693. The “transfer agents” were Spanish and Portuguese sailors who traded the seeds of this “exquisitely” perfumed plant during their voyages around the Mediterranean Sea.

Une étude publiée en 2008 par Kull* et al. remet en question l’idée selon laquelle A. dealbata serait le premier acacia introduit en France. En fait, la cassie, A. farnesiana, était déjà établie en Provence en 1693. Les ‘responsables’ de ce transfert auraient été des marins espagnols et portugais qui faisaient le commerce des graines de cette plante au parfum si exquis dans le Bassin méditerranéen.

Acacia dealbata
Acacia farnesiana

By the late 19th century several species were naturalised around Grasse and the Esterel and Tanneron mountains including A. decurrens and A. dealbata. A. farnesiana was introduced for its perfume but was then replaced by the heavily perfumed A. retinodes ‘Four Seasons’. This proved unreliable in the hot dry conditions and was also replaced by A. dealbata.

Vers la fin du XIXe siècle plusieurs espèces s’étaient naturalisées autour de Grasse et sur les massifs de l’Esterel et du Tanneron, notamment A. decurrens et A. dealbata. On introduisit d’abord A. farnesiana pour son parfum, mais celui-ci fut ensuite remplacé par A. retinodes ‘Quatre Saisons’, un cultivar très parfumé. Toutefois, celui-ci s’avéra peu fiable dans ce climat chaud et sec et fut à son tour remplacé par A. dealbata.

The arrival of the railway in Cannes in 1871 allowed the rapid transport of goods to Paris, including cut flowers. Today, family businesses dominate the cut flower industry; there are perhaps 200 hectares left in production. Rows of A. dealbata are grown in the Esterel mountains separated by rows of heavily pollarded eucalypts. Juvenile eucalyptus foliage makes excellent florist ‘greenery’, provides a welcome income and acts as a firebreak. Flowers are exported to Japan, USA, Canada and Northern Europe. I first saw mimosa for sale for charity in the middle of a drab winter’s day in 1988. I couldn’t refuse to buy a spray especially as they bring good luck for the New Year! Jacquemin* describes mimosa thus: “les boules jaunes sont un rayon de soleil au milieu de l’hiver”. Today the flowering season for cut flowers has been extended through the selection of local A. dealbata hybrids.

L’arrivée du chemin de fer à Cannes en 1871 permit l’acheminement rapide vers Paris de marchandises telles que les fleurs coupées. Aujourd’hui cette industrie est dominée par des entreprises familiales; il reste encore quelques 200 hectares en production. Des rangées de A. dealbata sont cultivées dans l’Esterel, séparées par des rangées d’eucalyptus, fortement élagués. L’eucalyptus est un pare-feu efficace, dont le jeune feuillage, vendu à des fleuristes qui s’en servent comme verdure, constitue un revenu appréciable. Les fleurs du mimosa sont exportées vers le Japon, les USA, le Canada et l’Europe du Nord. La première fois que je vis le mimosa en vente ce fut au bénéfice d’une œuvre caritative un jour maussade de l’hiver 1988. Je ne pus m’empêcher d’en acheter un petit bouquet, d’autant que le mimosa porte bonheur au Nouvel An! Jacquemin décrit le mimosa ainsi: “les boules jaunes sont un rayon de soleil au milieu de l’hiver”. De nos jours la saison de floraison pour les fleurs coupées a pu être prolongée grâce à la sélection locale d’hybrides d’A. dealbata.

Acacia flowers are picked and sent to Grasse where mimosa essential oil is produced. It takes several tonnes of flowers to produce only a few kilos of essence! Flowers from A. farnesiana and its cultivar ‘Cavenia’ are preferred since they are heavily scented. The most recent perfume based on mimosa oil is Givenchy’s Amarige Mimosa created in 2009.

Après la cueillette, on envoie les fleurs d’acacia à Grasse pour les transformer en huile essentielle de mimosa. Il faut plusieurs tonnes de fleurs pour produire quelques kilos d’essence ! On privilégie les fleurs d’A. farnesiana et de son cultivar ‘Cavenia’ pour leur parfum particulièrement intense. Le parfum le plus récent élaboré à base de fleurs de mimosa est Amarige Mimosa de Givenchy, créé en 2009.

There is a long tradition of mimosa festivals; ‘Mimosalia’ is celebrated in January, in Bormes-les-Mimosas, with floats, bands and ‘Miss Mimosa’ pageants. The ‘Route de Mimosa’ links Bormes-les-Mimosas with Grasse and is spectacular from January to March, when wild mimosa is in flower. Various culinary specialities are made at this time including ‘La Mimosette’, a brioche filled with a mimosa-flavoured cream, and a white chocolate truffle flavoured with the liqueur of mimosa flowers.

Il existe une longue tradition de fêtes du mimosa. ‘Mimosalia’ est une fête célébrée à Bormes-les-Mimosas fin janvier, avec des cavalcades, un défilé musical et même un concours ‘Miss Mimosa’. La ‘Route du Mimosa’, qui relie Bormes à Grasse, est spectaculaire de janvier à mars lorsque les mimosas sauvages sont en fleurs. De nombreuses spécialités culinaires sont disponibles pendant cette période, par exemple ‘La Mimosette’, une brioche fourrée à la crème ‘gout de mimosa’ et une truffe de chocolat blanc, parfumée à la liqueur de fleurs de mimosa.

The national mimosa collection is held at Pépinière Cavatore, Bormes-les-Mimosas. Here 156 species are for sale including those for cut flowers, couvre-sols, ornamentals for rockeries, trees, hedges, wind breaks, plants to help prevent soil erosion and for perfume.

La collection nationale du mimosa est détenue par la pépinière Cavatore à Bormes-les-Mimosas où 156 espèces sont en vente, y compris celles utilisées pour les fleurs coupées, des couvre-sols, des ornementales pour rocailles, haies et coupe-vents, des plantes anti-érosion et celles destinées à la parfumerie.

There are at least 1200 acacia species worldwide. Here is a short selection for the garden.

Grafted onto alkaline-tolerant Acacia retinodes:

  • A. retinodes ‘Four Seasons’,a popular garden plant, lime-tolerant, hardy to -5-8°C. Used for cut flowers.
  • A. baileyana small tree, hardy to -8-10°C
  • A. baileyana ‘ Purpurea’ blue/grey foliage
  • A. dealbata ‘Pendula’ cold tolerant, local selection, used as ground cover

On recense quelques 1200 espèces d’acacia de par le monde. Ci-dessous une petite sélection pour le jardin:

Espèces greffées sur Acacia retinodes (qui tolère le calcaire):

  • A. retinodes ‘Quatre Saisons’, plante de jardin fort appréciée, supporte le calcaire, rusticité -5 à -8°, utilisée pour fleurs coupées;
  • A. baileyana, petit arbre, rusticité -8 à -10°;
  • A. baileyana ‘Purpurea’, feuillage gris bleu glauque;
  • A. dealbata ‘Pendula’, rustique, sélection locale, utilisée comme couvre-sol
Acacia baileyana ‘Purpurea’ – young foliage / jeunes pousses
Acacia baileyana ‘Purpurea’ in flower/ en fleur

Species grown from seed:

  • A.farnesiana cold tolerant, violet scented, used in perfumes, tolerant of salty soils
  • A. leprosa ‘Scarlet Blaze’ with red flowers (not available commercially)
  • A. melanoxylon tall tree, flowers cream yellow, seaside planting
  • A. retinodes small tree, long flowering season
  • A. pravissima small tree, arching branches, spines

Espèces cultivées à partir de graines:

  • A. farnesiana, rustique, odeur de violette, utilisé en parfumerie, tolère les sols salés
  • A. leprosa ‘Scarlet Blaze’, fleurs rouges (non commercialisé)
  • A. melanoxylon, grand arbre, fleurs jaune crème, tolère les embruns
  • A. retinodes, petit arbre, période de floraison longue
  • A. pravissima, petit arbre, rameaux arqués, épineux

Acacias are rarely seen inland away from the coast – I wonder why? Do we have preconceived ideas about cold tolerance or perhaps the need for strong light? Neither is true. Most likely, they require ‘sympathetic’ planting with grevilleas, banksias, callistemons, cordylines, abutilons and eucalypts to make them look and feel ‘at home’.

On voit rarement les acacias dans l’arrière-pays; je me demande pourquoi ? Avons-nous des idées préconçues concernant leur rusticité ou leur prétendu besoin d’une forte luminosité? Ni l’un ni l’autre à mon avis. Je pense plutôt que ces végétaux exigent d’être plantés avec des ‘plantes compagnes’ telles que des grévilléas, callistémons, cordylines, abutilons et eucalyptus pour avoir l’impression de se sentir véritablement ‘chez eux’.

Marjorie Orr has sent us these photographs of acacia varieties growing in her garden:

Marjorie Orr nous a envoyé ces photos de variétés d’acacia qu’elle cultive dans son jardin :

Acacia podalyriifolia– early flowering / mimosa à floraison précoce
Acacia longifolia subsp. sophorae
Acacia covenyi

* 1. Kull, Christian A. & Haripriya Rangan (2008) Acacia exchanges: wattles, thorn trees, and the study of plant movements
* 2. Jacquemin, Daniel (1997) Mimosa pour le Climat Méditerranéen

Text: David Bracey
Photos: Marjorie Orr, Nicola D’Annunzio, David Bracey
Traduction française: Martin Smith

A special iris – Un iris hors du commun

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We have all been astonished at the sight of the true blue iris that can be found in Riviera gardens in both France and Italy. The owner of an Italian garden I visited told me its name: Iris ‘Jane Phillips’.

Nous avons tous été ébahis devant cet iris d’un vrai bleu que l’on trouve dans tous les jardins de la Riviera, qu’elle soit française ou italienne. C’est la propriétaire d’un jardin italien qui m’a dévoilé son nom: Iris ‘Jane Phillips’.

Created in 1946, this iris is a must for collectors. It is very hardy, robust and disease-free and therefore easy to grow. It was bred by Dr. Robert J. Graves in New Hampshire, USA, and has won numerous awards, including the Royal Horticultural Society’s prestigious Award of Garden Merit.

Créé en1946, cet iris fait partie des incontournables chez les collectionneurs. Il est très rustique, robuste et indemne de maladies, et donc facile à cultiver. Il a été créé par le docteur Robert J. Graves en Nouvelle Hampshire, Etats-Unis. Bien entendu il a obtenu de nombreux prix dont celui de la Royal Horticultural Society, le fameux Award of Garden Merit.

Photo credit and copyright Iris Hunter

This variety is very close to the classic Iris pallida, but differs in several ways. First, by the strength of its stem, then by the size of its flowers and finally, by the colour of its beard which is white in I. pallida, but orange in I. ‘Jane Phillips’. The dark blue buds open into totally pale blue flowers. The hybrid quickly crossed oceans and gave its unforgettable blue colour to hundreds of other cultivars.

Cette variété est très proche du classique Iris pallida, mais il s’en distingue par plusieurs caractères. D’abord par la robustesse de la hampe, puis par la grosseur de la fleur, enfin par la couleur de la barbe, blanche pour I. pallida, mandarine pour I. ‘Jane Phillips’. Les boutons bleu foncé s’ouvrent sur une fleur entièrement bleu pâle. Cette variété a vite traversé les océans et a donné une centaine d’autres cultivars dans la même lignée de ce bleu inoubliable.

Here are some photographs:

Voici quelques photos:

At Jas Crema in Le Barroux at the time of our visit in May 2015
Au Jas Crema au Barroux lors de notre dernière visite en mai 2015
In Helga Bolin’s garden in Cairanne
Dans le jardin d’Helga Bolin à Cairanne
And also in the streets of Cairanne village
Et pourquoi pas dans les rues du village de Cairanne
In the Cinque Terre, Italy
Dans les Cinque Terre, en Italie

Text and photos 2 – 5: Chantal Guiraud

Plants of Chile to grow in France
Quelques plantes du Chili à cultiver en France

MGF members’ experiences with plants from Chile and some suggestions
L’expérience des membres de MGF avec les plantes du Chili et autres suggestions
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Artemisia, solanum, euphorbia, festuca, oxalis, sisyrinchium, stipa, senecio and verbena are a few examples of genera found throughout Mediterranean climate countries and all thanks to parallel evolution. Nearly 1000 indigenous plants grow in the Mediterranean region of central Chile. A few should be worth growing here in the Mediterranean Basin. Here are a few comments and choice recommendations!

Artemisia, solanum, euphorbes, festuca, oxalis, sisyrinchium, stipa, senecio et verbena sont quelques exemples de genres végétaux présents dans divers pays à climat méditerranéen grâce à une évolution parallèle. Environ 1000 plantes indigènes poussent dans la région centrale du Chili de climat méditerranéen. Cela vaut vraiment la peine d’en cultiver quelques-unes dans notre bassin méditerranéen. Voici quelques commentaires et des recommandations pour leur choix..

John Fielding grows two Chilean plants which are closely related, Philesia magellanica and Lapageria rosea, lapageria being the national flower of Chile. “They grow quite easily in the UK and presumably also in France, even in the Mediterranean region, where they probably prefer shade and some moisture throughout the year”.

John Fielding cultive deux plantes du Chili qui sont proches, Philesia magellanica et Lapageria rosea, cette dernière étant la fleur nationale du Chili. “Elles poussent plutôt facilement au Royaume-Uni et sans doute aussi en France, même en région méditerranéenne où elles préfèrent probablement l’ombre et un peu d’humidité tout au long de l’année”.

Philesia magellanica
Lapageria rosea

Roland Leclercq grows Colletia paradoxa, the Anchor tree, native to southern South America. “It grows well without watering and is cold resistant to -8°C. It is evergreen, with curious triangular leaves, scented small white flowers, 3x5m”. Olivier Filippi offers Escallonia illinita, an evergreen shrub with small white flowers. Depending on your reference the leaves smell like curry or like a pig-sty which is not unattractive! It is cold tolerant to -10°C and tolerates alkaline soils. Both these plants were mentioned in the website report on the September visit to Pépinière Quissac. E.alpina has small pink flowers and is worth a try.

Roland Leclercq cultive Colletia paradoxa, collétie en forme de croix, originaire du sud de l’Amérique du sud. “Elle pousse bien sans arrosage et est résistante au froid, jusqu’à -8°C. Cet arbuste de 3 x 5 m reste toujours vert avec de curieuses feuilles triangulaires épineuses, et des petites fleurs blanches parfumées”. Olivier Filippi propose Escallonia illinita, un arbuste persistant avec des petites fleurs blanches. Selon votre référentiel d’odeurs, les feuilles sentent le curry ou la porcherie, ce qui n’est pas sans attrait! Il résiste au froid jusqu’à -10°C et tolère les sols calcaires. Ces deux plantes figurent dans le compte-rendu de la visite à la pépinière Quissac (voir le site web). E.alpina a des petites fleurs roses; essayez-le, cela vaut la peine.

Christine Daniels and Chantal Guiraud both recommend Verbena bonariensis, another introduced species from South America. It is an excellent garden plant; its height and lightness and its self-seeding habit are most welcome. Colletia spinosissima is also recommended as being very drought and cold tolerant. It grows to 1m and has pink/white tubular flowers.

Christine Daniels et Chantal Guiraud recommandent Verbena bonariensis, une autre espèce introduite d’Amérique du Sud. C’est une excellente plante de jardin; sa hauteur, sa légèreté et sa capacité à se ressemer spontanément sont très appréciés. Colletia spinosissima est aussi recommandé car très résistant à la sécheresse et tolérant au froid. Il pousse jusqu’à 1m et a des fleurs tubulaires roses/blanches.

Colletia paradoxa
Escallonia illinita
Colletia spinosissima

Chantal makes more comments from her gardening experience. “Aloysia citrodora (lemon verbena) is a medicinal plant with multiple virtues. It needs a daily minimum of 5 to 6 hours of sun to produce properly aromatic foliage. Cold resistance is quite good, since in Montpellier, in the most protected part of the garden, it has withstood negative temperatures for more than 10 years. Alstroemeria aurea, the lily of the Incas, is a herbaceous perennial from Patagonia that blooms in my home, in a very sheltered situation, almost all the year except the winter months. I have never found seeds in the pods, and so I divide it in the spring by replanting the fleshy roots, that break like glass, as deeply as possible. Sisyrinchium striatum is a rhizomatous perennial iridacea with persistent fan-shaped foliage, similar to that of irises. Propagation can be either by sowing in spring or autumn, or by division at the end of summer, every 2 years. In my garden, they are not really watered, but I feel that a little water would not hurt them. I sowed Vestia foetida in 2016 and have just planted in the garden, so do not yet have much experience with this evergreen shrub. It resists cold to -8 °C and reseeds easily, but must be protected from strong winds. It is easily propagated from sowing or cuttings, keeping humidity high.”

Chantal ajoute des commentaires sur son expérience de jardin. « Aloysia citrodora la verveine citronnelle est une plante médicinale aux vertus multiples. Il faut compter 5 à 6 h d’ensoleillement au minimum pour avoir un feuillage vraiment aromatique. La tolérance au froid est assez bonne, puisque à Montpellier, dans la partie la plus protégée du jardin, il résiste à des températures négatives depuis plus de 10 ans. Alstroemeria aurea le lis des Incas est une vivace herbacée originaire de la Patagonie qui fleurit chez moi en situation très abritée pratiquement toute l’année excepté les mois d’hiver. Je n’ai jamais trouvé de graine dans les cosses, et donc je la divise au printemps en replantant aussi profond que possible les racines charnues qui se cassent comme du verre. Sisyrinchium striatum : c’est une iridacée vivace rhizomateuse au feuillage persistant en éventail rappelant celui des iris. La multiplication se fait soit de semis printanier ou automnal ou par division des touffes en fin d’été tous les 2 ans. Chez moi, ils ne sont pas vraiment arrosés, mais je sens bien qu’un peu d’eau ne leur ferait pas de mal, surtout, Vestia foetida : Je l’ai semée en 2016 et viens juste de la planter au jardin, donc je n’ai pas beaucoup d’expérience au sujet de cet arbuste persistant. Elle résiste à -8°C et se ressème facilement, mais doit être protégée des vents violents. Elle se multiplie facilement de semis ou de bouture à l’étouffée… »

Aloysia citrodora
Alstroemeria aurea
Sisyrinchium striatum

Here are a few more selections. Two xerophytes are Rhodophiala bifida, a member of the amarylis family, with magnificent blood red flowers, stocked by Bulb’Argence and Olsynium spp., members of the iris family, with spring flowers and a range of colours.

Voici quelques choix de plus. Deux xérophytes: Rhodophiala bifida, appartenant à la famille des amarylis, avec de magnifiques fleurs rouge sang, disponible chez Bulb’Argence et Olsynium spp., appartenant à la famille des iris, avec des fleurs printanières et des couleurs variées.

Geum magellanicum is the Mediterranean equivalent of Geum ‘Mrs Bradshaw’, a firm favourite in temperate gardens. This has bright red and sometimes yellow flowers and is easy to cultivate. Calceolaria (Lady’s slipper) is endemic in Chile. Possibilities for the garden include C. arachnoidea, C. purpurea and C. cana. They have small attractive purple or mottled flowers which grow on short stems in grey foliage and form thick mats. Those with yellow flowers include C. corymbosa and C.uniflora.

Geum magellanicum est l’équivalent méditerranéen de Geum ‘Mrs Bradshaw’, un favori des jardins de climat tempéré. Il a des fleurs rouge vif et parfois jaunes et se cultive facilement. Calceolaria (calcéolaire, pantoufle) est endémique du Chili. Pour le jardin on peut cultiver C. arachnoidea, C. purpurea et C. cana. Elles ont de petites fleurs attrayantes pourpres ou marbrées qui poussent sur de courtes tiges au sein du feuillage gris et forment des tapis épais. Celles à fleurs jaunes comprennent C. corymbosa and C.uniflora.

Solanum tuberosum, S.crispum, S. pulchellum, and S. nitidum are species native to Chile. Solanum nitidum is a robust plant growing up to 1.5 m tall with large leaves. Flowers are classically violet with yellow centres. All these plants thrive in dry conditions.

Solanum tuberosum, S.crispum, S. pulchellum et S. nitidum sont des espèces natives du Chili. Solanum nitidum est une plante robuste poussant jusqu’à 1,5 mètre de haut avec de larges feuilles. Les fleurs sont classiquement violettes avec un centre jaune. Toutes ces plantes prospèrent dans des conditions sèches.

Rhodophiala bifida
Geum magellanicum
Calceolaria corymbosa
Solanum crispum

Of course, there are many more plants which would be worth growing, or at least a try. Some well- known genus names include cestrum, albizia, eryngium, polygala, teucrium, oenothera and tropaeolum. Alstromeria is a must and is described elsewhere.

Bien sûr, il y a beaucoup plus de plantes qui mériteraient d’être cultivées, ou du moins essayées. Quelques genres bien connus sont cestrum, albizia, eryngium, polygala, teucrium, oenothera et tropaeolum. Alstromeria est un immanquable et est décrit par ailleurs.

It is impossible to read about plants from Chile without reference to Flora Nativa de valor ornamental by Riedemann, Aldunate and Teillier. Chileflora by Michail Belov, has an excellent website with heaps of information and over 700 species of native seeds for sale.

Il est impossible de se documenter sur les plantes du Chili sans se référer à Flora Nativa de valor ornamental par Riedemann, Aldunate et Teillier. Chileflora par Michail Belov, a un excellent site web avec une montagne d’informations et plus de 700 espèces de graines indigènes à vendre.

Text: David Bracey
Photographs: John Fielding, Paola Santoro and Alfredo Unda
Traduction en français: Roland Leclercq